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NathalieCollard
Ces jours-ci, je suis accro aux tweets du journaliste du NYT @NickKristof qui est en Iran.
Intéressant et rare, car n'y entre pas qui veut

Embedded journalism
From Wikipedia, the free encyclopedia

source cartoon -> http://www.google.com/


source -> http://www.artizans.com/

ps.: ce n'est pas par esprit critique que j'ai «posté» les caricatures... plutôt un automatisme;
cela a sa raison d'être.

RC_Arts
La chanteuse Sheryl Crow a une tumeur bénigne au cerveau,
mais se porte bien http://t.co/pRy0n6UU
12-06-06 11:36

Julie Payette nommée déléguée scientifique du Québec à Washington




La Presse Canadienne
L'astronaute Julie Payette a été nommée à titre de déléguée scientifique du Québec à Washington.

Elle aura pour mandat, entre autres, de promouvoir la Stratégie québécoise de la recherche et de l'innovation auprès d'interlocuteurs américains du gouvernement et du milieu de la recherche. Elle fera également connaître, en collaboration avec le scientifique en chef, Rémi Quirion, les forces du Québec aux différents interlocuteurs américains.

Mme Payette aura aussi un mandat visant la promotion et le développement d'alliances pour le réseau ArcticNet, établi à l'Université Laval. Ce réseau étudie les enjeux et l'impact des changements environnementaux dans l'Arctique canadien.

Le ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Sam Hamad, a de plus souligné que Mme Payette allait représenter la province auprès des organismes de financement et des centres de recherche américains afin de maximiser les retombées auprès des chercheurs québécois.

source -> http://www.cyberpresse.ca/
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Agence QMI
Argent
24/10/2011 10h53


L'astronaute Julie Payette vient d'accepter le poste de déléguée scientifique du Québec dans la capitale américaine, Washington.

Mme Payette aura notamment pour mandat de promouvoir la Stratégie québécoise de la recherche et de l'innovation 2010-2013 auprès d'interlocuteurs du gouvernement américain et du milieu de la recherche.

Mme Payette aura également un mandat particulier visant la promotion et le développement d'alliances pour le réseau ArcticNet établi à l'Université Laval à Québec. Ce réseau étudie les enjeux et l'impact des changements environnementaux dans l'Arctique canadien.

L'annonce de la nomination a été faite mardi par le ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Sam Hamad.

«Mme Payette sera, notamment, notre représentante auprès des organismes de financement et des centres de recherche américains afin de maximiser les retombées auprès des chercheurs québécois », a déclaré M. Hamad.

Pour sa part, Mme Payette a dit espérer faciliter le «développement d'alliances et de collaborations stratégiques avec des acteurs américains de l'innovation dans des dossiers prioritaires pour le Québec».


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Le ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Sam Hamad, a annoncé lundi la nomination de Julie Payette au poste de déléguée scientifique du Québec à Washington.

Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Julie Payette aura pour mandat de faire valoir les forces du Québec en matière de recherche et d'innovation, en faisant notamment la promotion de la Stratégie québécoise de la recherche et de l'innovation.

Mme Payette devra également promouvoir et développer des alliances pour le réseau ArcticNet, établi à l'Université Laval, qui étudie les enjeux et l'impact des changements environnementaux dans l'Arctique canadien.

Le recteur de l'Université Laval, Denis Brière, rappelle que la transformation rapide de l'Arctique sous l'influence des changements climatiques et de l'industrialisation est un enjeu de société qui dépasse largement les frontières et qui interpelle les scientifiques de partout dans le monde. Il soutient que la collaboration de Mme Payette au réseau ArcticNet témoigne de l'excellence et de l'importance des travaux menés à l'Université Laval en matière d'études nordiques.

Le ministre Sam Hamad a de plus souligné que Mme Payette allait représenter la province auprès des organismes de financement et des centres de recherche américains afin de maximiser les retombées auprès des chercheurs québécois.

Julie Payette a été sélectionnée parmi 5330 candidats comme astronaute par l'Agence spatiale canadienne en 1992. En 1996, elle s'est jointe au corps d'astronautes de la NASA au Centre spatial Johnson à Houston au Texas pour poursuivre sa formation. Mme Payette a pris part à deux missions spatiales à bord des navettes Discovery et Endeavour, en 1999 et en 2009, respectivement, et a cumulé plus de 611 heures de vol dans l'espace. Elle a été astronaute en chef de l'Agence spatiale canadienne de 2000 à 2007.
Julie Payette compte mettre à profit l'expérience qu'elle a acquise aux États-Unis au cours des 15 dernières années. Elle souligne l'importance du réseautage et de la création de partenariats.
Lorsqu'on travaille comme moi dans un milieu très international, où la collaboration est clé, on s'aperçoit que c'est la façon de faire. Pour grandir et pour explorer, il faut travailler ensemble.
— Julie Payette
Julie Payette occupera ses nouvelles fonctions tout en demeurant membre du Corps des astronautes canadiens.

Radio-Canada.ca avecPresse canadienne
source -> http://www.radio-canada.ca/

Peanut Allergies – Have Scientists Finally Found A Cure?

First Posted: 11/10/11 11:53 GMT Updated: 11/10/11 16:51 GMT
Scientists from the Northwestern University in Chicago have come one step closer to developing a potential cure for peanut allergies, by creating an immune system tolerant to peanuts.

The researchers found that they can switch off potentially deadly peanut allergy attacks by tricking the immune system into tolerating nut proteins, and not seeing them as a threat to the body.

The study involved attaching peanut proteins to white blood cells, meaning the immune system would recognise the protein and become tolerant to it. The medical tests were conducted on rats, but allergy experts hope that it can be replicated in humans, too.

"Their immune systems saw the peanut protein as perfectly normal because it was already presented on the white blood cells,” says assistant professor Paul Bryce.

Researchers from the study, published in the Journal of Immunology, also discovered that these findings opened up to opportunity to create a balanced immune system, by increasing the number of regulatory T cells - the immune cells important for recognising peanut proteins as normal in the body.

“T cells come in different ‘flavours’,” says professor Bryce . “This method turns off the dangerous Th2 T cell that causes the allergy and expands the good, calming regulatory T cells. We are supposed to be able to eat peanuts. We’ve restored this tolerance to the immune system.”

Scientists also found that they were able to attach more than one protein to the white blood cells, meaning other food allergies such as fish and eggs, can soon be combated too.

"We think we've found a say to safely and rapidly turn off the allergic response to food allergies,” adds professor Bryce.

source -> http://www.huffingtonpost.co.uk/

Résoudre la crise de la dette, un jeu d'enfant pour les Nobel d'économie

LEMONDE.FR avec AFP | 10.10.11 | 23h01   •  Mis à jour le 11.10.11 | 10h38

Les prix Nobel d'économie, Christopher Sims et Thomas Sargent, à l'université de Princeton, dans l'Etat du New Jersey aux Etats-Unis, le 11 octobre.

Les prix Nobel d'économie, Christopher Sims et Thomas Sargent, à l'université de Princeton, dans l'Etat du New Jersey aux Etats-Unis, le 11 octobre.AFP/WILLIAM THOMAS CAIN
Pour les Américains Thomas J. Sargent et Christopher A. Sims, récompensés lundi 10 octobre du prix Nobel d'économie, résoudre la crise de la dette publique de la zone euro est chose facile. D'un point de vue économique du moins. Car, reconnaissent-ils, "la difficulté, c'est la politique".
"Je pourrais dire qu'il n'y a pas de questions nouvelles pour la théorie économique avec l'Europe et l'euro", a déclaré lundi M. Sargent lors d'une conférence de presse à l'université de Princeton, dans l'Etat du New Jersey, aux Etats-Unis.
LA CRISE BUDGÉTAIRE DE 1776 POUR MODÈLE
Ce chercheur a expliqué qu'il prônait de suivre la voie choisie par les Etats-Unis pour résoudre la crise budgétaire de ses treize Etats fondateurs après l'indépendance en 1776, qui décidèrent de restaurer leur crédibilité en unissant leurs budgets avec la Constitution de 1787.
"Nous sommes nés avec une solution déterminée aux problèmes auxquels est confrontée l'Europe actuellement. Et ce fut une solution globale, mise en œuvre dans un certain ordre. Cela s'est fait de manière simultanée grâce à un processus qui ressemble à un miracle", a-t-il rappelé. "Est-ce que quelque chose de ce genre pourrait se passer en Europe ? Certainement", a-t-il indiqué.
UN FÉDÉRALISME BUDGÉTAIRE
L'adoption du fédéralisme budgétaire par l'Europe est la solution, estiment Thomas J. Sargent et Christopher A. Sims. "Mon point de vue est que si l'euro doit survivre, il faudra que la zone euro conçoive une manière de partager les fardeaux budgétaires et de relier la compétence budgétaire à la Banque centrale européenne (BCE) et son rôle de prêteur en dernier ressort", a estimé M. Sims.
Selon lui, "aujourd'hui, aucun de ces liens n'est clair et si ces liens restent aussi peu clairs et qu'ils [les Européens] essaient de revenir à un système où il n'y a de fait aucun pendant budgétaire à la BCE, les perspectives pour l'euro seront sombres".
M. Sims a rejeté l'idée que les problèmes de la zone puissent être résolus en faisant abandonner la monnaie unique aux Etats les plus faibles. "L'idée selon laquelle les choses s'arrangeront en zone euro si tout simplement quelques pays la quittent est irréaliste. Cela pourrait se produire dans le cadre de l'évolution du système, mais ce n'est d'aucune manière un remède", a-t-il prédit.
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Antagoniste.net
Another Blow to Obamanomics… 2 Anti-Keynesians Win Nobel Prize for Economics bit.ly/qJCrWh

http://twitter.com/Antagoniste_net/status/123571320335249408

La soviétisation tranquille

La Presse titre aujourd’hui:

Médicaments contre le cancer: des pénuries qui font mal

Quand l’État est en charge des soins de santé …. on a des listes d’attente et de l’engorgement dans les urgences;
Quand l’État est en charge des soins de garde … on manque de place en garderies;
Quand l’État est en charge des routes … elles tombent en décrépitude;
Quand l’État est en charge du système d’éducation … notre taux de décrochage est le plus élevé des provinces canadiennes;
Quand l’État est en charge des médicaments ….  les pénuries se multiplient et on procède au rationnement.
On a voulu un système soviétisé, on a pensé que le fait d’appliquer un principe communiste à la santé rendrait les soins et les médicaments accessibles à tous …. on a obtenu un système universellement inaccessible.
On a essayé le communisme en Union soviétique  (composée de 15 Républiques socialistes soviétiques), en Allemagne de l’Est, en Bulgarie, en Hongrie, en Roumanie, en Pologne, en Albanie, en Tchécoslovaquie, en Corrée du Nord, à Cuba, au Vénezuela, et en Chine.
Constat: le communisme ne fonctionne pas!  Qu’on l’applique à grande échelle (pour tout un pays), ou à petite échelle (pour un secteur précis), il cause des pénuries et appauvrit les populations.  Quand allons-nous comprendre?
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La Vitre cassée

Avez-vous jamais été témoin de la fureur du bon bourgeois Jacques Bonhomme, quand son fils terrible est parvenu à casser un carreau de vitre? Si vous avez assisté à ce spectacle, à coup sûr vous aurez aussi constaté que tous les assistants, fussent-ils trente, semblent s'être donné le mot pour offrir au propriétaire infortuné cette consolation uniforme: « À quelque chose malheur est bon. De tels accidents font aller l'industrie. Il faut que tout le monde vive. Que deviendraient les vitriers, si l'on ne cassait jamais de vitres? »

Or, il y a dans cette formule de condoléance toute une théorie, qu'il est bon de surprendre flagrante delicto, dans ce cas très-simple, attendu que c'est exactement la même que celle qui, par malheur, régit la plupart de nos institutions économiques.

À supposer qu'il faille dépenser six francs pour réparer le dommage, si l'on veut dire que l'accident fait arriver six francs à l'industrie vitrière, qu'il encourage dans la mesure de six francs la susdite industrie, je l'accorde, je ne conteste en aucune façon, on raisonne juste. Le vitrier va venir, il fera besogne, touchera six francs, se frottera les mains et bénira de son cœur l'enfant terrible. C'est ce qu'on voit.

Mais si, par voie de déduction, on arrive à conclure, comme on le fait trop souvent, qu'il est bon qu'on casse les vitres, que cela fait circuler l'argent, qu'il en résulte un encouragement pour l'industrie en général, je suis obligé de m'écrier: halte-là! Votre théorie s'arrête à ce qu'on voit, elle ne tient pas compte de ce qu'on ne voit pas.

On ne voit pas que, puisque notre bourgeois a dépensé six francs à une chose, il ne pourra plus les dépenser à une autre. On ne voit pas que s'il n'eût pas eu de vitre à remplacer, il eût remplacé, par exemple, ses souliers éculés ou mis un livre de plus dans sa bibliothèque. Bref, il aurait fait de ses six francs un emploi quelconque qu'il ne fera pas.

Faisons donc le compte de l'industrie en général.

La vitre étant cassée, l'industrie vitrière est encouragée dans la mesure de six francs; c'est ce qu'on voit.

Si la vitre n'eût pas été cassée, l'industrie cordonnière (ou toute autre) eût été encouragée dans la mesure de six francs; c'est ce qu'on ne voit pas.

Et si l'on prenait en considération ce qu'on ne voit pas, parce que c'est un fait négatif, aussi bien que ce que l'on voit, parce que c'est un fait positif, on comprendrait qu'il n'y a aucun intérêt pour l'industrie en général, ou pour l'ensemble du travail national, à ce que des vitres se cassent ou ne se cassent pas.

Faisons maintenant le compte de Jacques Bonhomme.

Dans la première hypothèse, celle de la vitre cassée, il dépense six francs, et a, ni plus ni moins que devant, la jouissance d'une vitre.

Dans la seconde, celle où l'accident ne fût pas arrivé, il aurait dépensé six francs en chaussure et aurait eu tout à la fois la jouissance d'une paire de souliers et celle d'une vitre.

Or, comme Jacques Bonhomme fait partie de la société, il faut conclure de là que, considérée dans son ensemble, et toute balance faite de ses travaux et de ses jouissances, elle a perdu la valeur de la vitre cassée.

Par où, en généralisant, nous arrivons à cette conclusion inattendue: « la société perd la valeur des objets inutilement détruits, » — et à cet aphorisme qui fera dresser les cheveux sur la tête des protectionnistes: « Casser, briser, dissiper, ce n'est pas encourager le travail national, » ou plus brièvement: « destruction n'est pas profit. »

Que direz-vous, Moniteur industriel, que direz-vous, adeptes de ce bon M. de Saint-Chamans, qui a calculé avec tant de précision ce que l'industrie gagnerait à l'incendie de Paris, à raison des maisons qu'il faudrait reconstruire?

Je suis fâché de déranger ses ingénieux calculs, d'autant qu'il en a fait passer l'esprit dans notre législation. Mais je le prie de les recommencer, en faisant entrer en ligne de compte ce qu'on ne voit pas à côté de ce qu'on voit.

Il faut que le lecteur s'attache à bien constater qu'il n'y a pas seulement deux personnages, mais trois dans le petit drame que j'ai soumis à son attention. L'un, Jacques Bonhomme, représente le Consommateur, réduit par la destruction à une jouissance au lieu de deux. L'autre, sous la figure du Vitrier, nous montre le Producteur dont l'accident encourage l'industrie. Le troisième est le Cordonnier (ou tout autre industriel) dont le travail est découragé d'autant par la même cause. C'est ce troisième personnage qu'on tient toujours dans l'ombre et qui, personnifiant ce qu'on ne voit pas, est un élément nécessaire du problème. C'est lui qui bientôt nous enseignera qu'il n'est pas moins absurde de voir un profit dans une restriction, laquelle n'est après tout qu'une destruction partielle. — Aussi, allez au fond de tous les arguments qu'on fait valoir en sa faveur, vous n'y trouverez que la paraphrase de ce dicton vulgaire: « Que deviendraient les vitriers, si l'on ne cassait jamais de vitres? » [3]

source -> http://bastiat.org/
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(Harmonie et perturbations sociales - esquisse des œuvres de F. Bastiat - livre gratuit)


La loi - Par Frédéric Bastiat

source -> http://fr.wikisource.org/ - Œuvres complètes de Frédéric Bastiat
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Jean-François Revel: la grande parade (2000; extraits)

Les socialistes se figurent que le libéralisme est une idéologie. Elevés dans l’idéologie, ils ne peuvent concevoir qu’il existe d’autres formes d’activité intellectuelle.

Le libéralisme n’a jamais eu l’ambition de bâtir une société parfaite. Il se contente de comparer les diverses sociétés qui existent ou qui ont existé et de retenir les leçons à tirer de l’étude de celles qui fonctionnent ou ont fonctionné le moins mal.

D’après ses détracteurs, le libéralisme serait une théorie opposée au socialisme par ses thèses mais identique à lui par ses mécanismes.

Le libéralisme n’a jamais été une idéologie, j’entends n’est pas une théorie se fondant sur des concepts antérieurs à toute expérience, ni un dogme invariable et indépendant du cours des choses ou des résultats de l’action. Ce n’est qu’un ensemble d’observations, portant sur des faits qui se sont déjà produits. Les idées générales qui en découlent constituent non pas une doctrine globale et définitive, aspirant à devenir le moule de la totalité du réel, mais une série d’hypothèses interprétatives concernant des événements qui se sont effectivement déroulés. Adam Smith, en entreprenant d’écrire La Richesse des nations constate que certains pays sont plus riches que d’autres. Il s’efforce de repérer, dans leur économie, les traits et les méthodes qui peuvent expliquer cet enrichissement supérieur, pour tenter d’en extraire des indications recommandables.

[Par expérience, je sais que c’est là un point quasiment incompréhensible pour un socialiste : que les fondateurs du libéralisme se soient réellement efforcés de dégager les principes qui faisaient que ce qui marchait marchait. Un socialiste n’envisage cette attitude que comme un rusé camouflage pour habiller des conceptions pré-existentes à l’observation. Il refuse d’admettre que l’empirisme est bien à la base du libéralisme (comme le droit de common law, avec lequel il a d’étroits rapports).]

Il faut donc refuser l’affrontement entre socialisme et libéralisme comme étant l’affrontement de deux idéologies. (…) Le libéralisme n’est pas le socialisme à l’envers, n’est pas un totalitarisme idéologique régi par des lois intellectuelles identiques à celles qu’il critique. Cette méprise rend absurde le dialogue entre socialistes et libéraux.

Les socialistes contemporains, totalitaires « light », au moins dans leurs structures mentales et verbales, s’égarent donc lorsqu’ils imaginent que les libéraux projettent, comme eux-mêmes, d’élaborer une société parfaite et définitive, la meilleure possible, mais de signe opposé à la leur. Là gît le contresens du débat postcommuniste.

Décréter que le marché est en soi réactionnaire et la subvention en soi progressiste relève donc de la pensée non seulement simpliste, mais intéressée, celle des virtuoses du parasitisme de l’argent public.

L’économie de marché, fondée sur la liberté d’entreprendre et le capitalisme démocratique, un capitalisme privé, dissocié du pouvoir politique mais associé à l’état de droit, cette économie-là seule peut se réclamer du libéralisme. Et c’est celle qui est en train de se mettre en place dans le monde, souvent à l’insu même des hommes qui la consolident et l’élargissent chaque jour. Ce n’est pas que ce soit la meilleure ni la pire. C’est qu’il n’y en a pas d’autre – sinon dans l’imagination.

Marteler à tout instant des imprécations contre les « ravages du libéralisme », c’est une façon subreptice d’insinuer : « Voyez, le communisme ce n’était pas si mal que ça, mis à part quelques « déviations » contre nature ». Cependant, l’antilibéralisme a d’autres fonctions que la justification d’un passé injustifiable, des fonctions plus concrètes : conjurer deux peurs présentes en chacun de nous, la peur de la concurrence et la peur de la responsabilité. Ces sentiments ne sont pas seulement des appréhensions. Ce sont des craintes pour ainsi dire conquérantes. Elles ont en effet un volet positif : la protection contre les rivaux, assortie du concours d’aides officielles, garantissant des « avantages acquis » indépendants de toute rentabilité. Ce n’est pas le moindre de ces avantages bien ou mal acquis que d’appartenir à une économie qui se veut plus de la redistribution que de la production, et dont, par conséquent, la pression sur l’individu et ses capacités est réduite. D’où le confort de l’irresponsabilité qu’apporte l’appartenance à toute grande machine étatique ou para-étatique.

La longue tradition, échelonnée sur deux millénaires et demi, des œuvres des utopistes, étonnamment semblables, jusque dans les moindres détails, dans leurs prescriptions en vue de construire la Cité idéale, atteste une vérité : la tentation totalitaire, sous le masque du démon du Bien, est une constante de l’esprit humain. Elle y a toujours été et y sera toujours en conflit avec l’aspiration à la liberté

source -> http://ac.matra.free.fr/FB/JFRGP.htm
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La grande parade, 2000

Il n’y a plus aujourd’hui que diverses façons de pratiquer le capitalisme, avec plus ou moins de marché, de propriété privée, d’impôts et de redistribution. Aussi la correction des vices de fonctionnement du libéralisme ne saurait-elle venir que du libéralisme même.
La grande parade – Essai sur la survie de l’utopie socialiste, Jean-François Revel, éd. Plon, 2000, p. 46

Le libéralisme n’a jamais été une idéologie, j’entends n’est pas une théorie se fondant sur des concepts antérieurs à toute expérience, ni un dogme invariable et indépendant du cours des choses ou des résultats de l’action. Ce n’est qu’un ensemble d’observations, portant sur des faits qui se sont déjà produits.
La grande parade – Essai sur la survie de l’utopie socialiste, Jean-François Revel, éd. Plon, 2000, p. 63

Aucune des justifications avancées depuis 1917 en faveur du communisme réel n’a résisté à l’expérience ; aucun des objectifs qu’il se targuait d’atteindre n’a été atteint : ni la liberté, ni la prospérité, ni l’égalité, ni la paix. Si bien qu’il a disparu, sous le poids de ses propres vices plus que sous les coups de ses adversaires. Et pourtant, il n’a peut-être jamais été aussi farouchement protégé par autant de censeurs aussi dénués de scrupules que depuis son naufrage.
La grande parade – Essai sur la survie de l’utopie socialiste, Jean-François Revel, éd. Plon, 2000, p. 87

(…) l’argument selon lequel le communisme serait démocratique parce qu’il a contribué à la lutte antifasciste n’est pas plus recevable que celui qui consisterait à dire que le nazisme fut démocratique parce qu’il a participé à la lutte contre le stalinisme.
La grande parade – Essai sur la survie de l’utopie socialiste, Jean-François Revel, éd. Plon, 2000, p. 94

On nous dit que les communistes avaient un idéal. Je suis presque enclin à trouver cela encore pire. Parce que cela signifie qu’on a délibérément trompé des millions d’hommes. Parce qu’on ajoute ainsi aux crimes le mensonge le plus abject.
La grande parade – Essai sur la survie de l’utopie socialiste, Jean-François Revel, éd. Plon, 2000, p. 108

source -> http://fr.wikiquote.org/wiki/Jean-François_Revel

« l'idéologie, c'est ce qui pense à votre place »

source -> http://www.google.ca/
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Les Illusions du protectionnisme et de l'autarcie
par Ludwig von Mises

Le Socialisme
par Ludwig von Mises

Foi païenne et communisme
par Rose Wilder Lane
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http://herve.dequengo.free.fr/Contenu.htm


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maj.: 20 octobre 2011

(j'ai retrouvé le texte que je cherchais pour la «chronique diplomate»... le voilà
... avec les références à part de ça!)


SAUVONS NOTRE SYSTÈME D’ALIMENTATION PUBLIC

Dans un Québec devenu réellement solidaire, le gouvernement a nationalisé le système d’alimentation. Les fermes sont gérées par la Régie québécoise de la production alimentaire (la RQPA). Une autre société d’État, la Commission de l’autosuffisance alimentaire du Québec (la CAAQ), est responsable de l’importation de ce qu’on ne réussit pas à produire au Québec depuis la mise en place du Programme national de souveraineté alimentaire.

Enfin, la distribution des aliments se fait par l’entremise du Réseau de distribution alimentaire du Québec (le RDAQ), qui possède un Centre de distribution alimentaire (dans le langage familier, un «distral») dans chaque quartier et village depuis que les anciens supermarchés privés, jugés inefficaces et inéquitables, ont dû fermer leurs portes. Chaque famille a droit à une quantité illimitée de la plupart des produits de base, et doit payer une contribution minimale pour s’offrir certains des produits plus rares, en particulier des aliments importés.

Malheureusement, le système connaît depuis quelques années des ratés sévères. La production locale stagne et il faut importer de plus en plus d’aliments. Les budgets de l’État sont toutefois insuffisants pour suivre cette augmentation, surtout depuis que le dollar québécois a connu une dépréciation marqué. Dans les distrals, on manque de nombreux produits de base, et il faut parfois faire la queue et attendre plusieurs heures avant de pouvoir acheter de la viande ou des fruits.

De plus en plus de gens se plaignent de l’absence de flexibilité et de choix dans un système entièrement contrôlé par l’État. Depuis des années, on sent un mouvement en faveur de la mise en place d’un réseau de distribution parallèle privé de la nourriture, où ceux qui le souhaitent pourraient payer de leur poche des produits qu’ils ont de la difficulté à obtenir dans le réseau public. Selon certains groupes ultraradicaux, l’État n’aurait jamais dû nationaliser le système d’alimentation.

Dans l’autre camp, les partisans du système rappelle qu’il serait désastreux de retourner à l’ancien modèle basé sur le profit, à l’époque où les gens devaient payer pour se nourrir et où beaucoup s’endettaient ou, pire encore, ne mangeaient pas à leur faim. Pour la Coalition nationale Manger/Solidarité, la nourriture est un droit fondamental. Il suffirait selon elle que l’État augmente la surtaxe de solidarité sur les revenus des plus riches (que le parti de droite au pouvoir a réduite de 23 à 20% récemment pour tenter de mettre fin à l’exode des professionnels qui se disent surtaxés) et qu’il consacre ces fonds au système d’alimentation pour que la plupart des pénuries disparaissent.

Poussé par l’opinion publique à réformer le système, le gouvernement de droite a mis sur pied une commission présidée par l’ex-ministre Cédula Guanacosty et sur laquelle siège des membres de tous les partis, pour lui faire des recommandations. Ce rapport vient d’être rendu public. D’un côté, il recommande de hausser de nouveau la surtaxe pour injecter de l’argent neuf dans le système d’alimentation. De l’autre, il propose de permettre le développement de petits commerces privés où un certain nombre de produits alimentaires pourraient être distribués aux prix du marché, pour la petite minorité de gens qui ont les moyens de se le permettre. Il ne s’agit évidemment pas de laisser se développer de façon sauvage un réseau d’immenses supermarchés comme ceux qui existaient il y a plusieurs décennies, et il est clair que ces nouveaux commerces devraient se conformer aux normes du RDAQ, qui en superviserait les activités. Mais selon Mme Guanacosty et ses collègues (dont l’un a exprimé sa dissidence sur plusieurs points), cela permettrait au moins de réduire la pression sur les distrals.

Enfin, la commission recommande l’instauration d’une franchise, c’est-à-dire un montant de base que devraient payer les utilisateurs des distrals chaque fois qu’ils repartent avec une quantité minimale d’aliments. Cela permettrait d’ajouter des fonds additionnels au réseau, mais aussi de modérer la consommation d’aliments d’une partie de la population qui tend à manger plus qu’il n’est nécessaire.

Même si ces propositions ont été accueillies de façon très positive par le Regroupement des travailleurs autonomes (les 30% de travailleurs qui restent qui ne sont pas des employés de l’État), qui constitue un lobby féroce en faveur d’une plus grande diversité des modes de gestion au sein de l’économie solidaire nationale, le rapport a immédiatement été remisé par le gouvernement, parce qu’il les considère irréalistes. La ministre de l’Alimentation nationale s’est tout au plus dite ouverte à certains ajustements sur le plan de l’organisation interne du RDAQ qui permettrait d’accroître l’efficacité du réseau et d’éviter qu’autant de nourriture fraîche se perde avant d’atteindre les tablettes des distrals à cause des délais de transport et d’étiquetage.

Chose certaine, la Coalition nationale Manger/Solidarité a mobilisé tous ses membres et n’a pas l’intention de laisser le gouvernement détruire le système national d’alimentation solidaire. Lors d’une manifestation devant un hôtel de Montréal où la présidente de la commission expliquait son rapport à un auditoire du Regroupement des travailleurs autonomes, on pouvait entendre les militants scander des slogans hostiles à toute réforme qui remettrait en question le caractère public et universel du système. Selon eux, il serait particulièrement injuste d’introduire, comme le propose le rapport, une franchise aux utilisateurs des distrals. Cela signifierait qu’«on taxe la faim et ça n'a aucun bon sens», a résumé l’un d’entre eux.