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  • Vincent Geloso, professeur d'économie, partage la couverture du livre "The Labor-Managed Firm" de Gregory K. Dow pour souligner que ses étudiants l'incitent à explorer de nouveaux domaines en économie.
  • Le livre traite des fondements théoriques des entreprises autogérées par les travailleurs, un sujet lié aux coopératives et au contrôle ouvrier dans la théorie de la firme.
  • Un étudiant a également recommandé "Governing the Firm" du même auteur, qui examine la pratique du contrôle des travailleurs, élargissant la discussion sur les alternatives organisationnelles en économie.

Grok
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Mme Thatcher aurait probablement été très sceptique, voire franchement hostile à l’idée de firmes autogérées par les travailleurs (labor-managed firms).44

Pourquoi ?

Margaret Thatcher était une défenseure farouche du capitalisme de marché libre, de la propriété privée individuelle (et diffusée), de l’entrepreneuriat et de la réduction du pouvoir des syndicats. Elle voyait dans le collectivisme, le contrôle étatique ou les formes « alternatives » d’organisation économique (souvent associées à la gauche) une menace pour la liberté individuelle, l’efficacité et la création de richesse.

  • Propriété privée et incitations : Thatcher insistait sur le fait que le progrès économique vient de « l’inventivité, la capacité, la détermination et l’esprit pionnier des individus extraordinaires ». Elle promouvait la « popular capitalism » : diffusion large de la propriété d’actions, privatisation des entreprises publiques, droit de propriété individuelle. Dans un modèle où les travailleurs gèrent et contrôlent l’entreprise (sans capitalistes externes ou avec un contrôle collectif dominant), elle aurait probablement vu un risque de dilution des incitations à l’innovation, à l’investissement et à la prise de risque.30
  • Opposition aux syndicats et au pouvoir collectif : Son gouvernement a mené une lutte déterminée contre le pouvoir syndical (lois anti-grève, fin du closed shop, victoire contre les mineurs en 1984-85). Les firmes autogérées, souvent liées à des idées de « démocratie industrielle » ou de contrôle ouvrier (promues sous le Labour des années 1970, notamment par Tony Benn), auraient été vues comme une extension de ce collectivisme qu’elle combattait. Son époque a marqué la fin du soutien gouvernemental significatif aux coopératives de travailleurs au Royaume-Uni.56
  • Socialisme et « l’argent des autres » : Sa célèbre formule (« The problem with socialism is that you eventually run out of other people’s money ») reflète sa critique profonde des systèmes qui, selon elle, découragent l’effort individuel au profit de redistributions ou de gestions collectives inefficaces. Même si les coopératives de travailleurs ne sont pas du socialisme étatique pur, leur logique (travailleurs = propriétaires-gestionnaires) s’éloigne du modèle classique capitaliste où le capital risque et embauche.3

Nuances possibles

Thatcher n’était pas contre toute forme de propriété élargie : elle encourageait les employés à devenir actionnaires (privatisations avec discounts). Des coopératives de consommation ou certaines formes d’employee ownership modérées pouvaient être tolérées si elles restaient volontaires et compatibles avec le marché. Mais un modèle théorique ou systématique de firmes entièrement autogérées (où le capital est subordonné au travail) aurait probablement été perçu comme une expérience utopique risquant l’inefficacité, les conflits internes et la faible adaptabilité – des critiques classiques que l’on retrouve chez des économistes libéraux qu’elle admirait (Hayek, Friedman).

En résumé, elle aurait sans doute dit quelque chose comme : « Cela peut fonctionner à petite échelle pour des gens motivés, mais ne confondez pas cela avec une alternative viable au marché libre et à la propriété privée. La vraie liberté économique, c’est l’individu qui risque, innove et récolte. » Son héritage est précisément le rejet des modèles post-guerre de consensus corporatiste ou socialiste.

C’est une interprétation basée sur ses principes constants ; elle n’a pas, à ma connaissance, commenté directement ce livre ou ce modèle précis.

Grok 

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Ludwig von Mises aurait probablement été très critique envers les idées centrales du livre de Gregory K. Dow sur les firmes autogérées (labor-managed firms), tout en reconnaissant la possibilité théorique de leur existence volontaire dans un marché libre.
Mises, figure clé de l'école autrichienne, défendait farouchement la propriété privée des moyens de production, l'entrepreneuriat capitaliste et la souveraineté du consommateur dans un système de marché libre. Il voyait dans la séparation entre travailleurs et propriétaires du capital un élément essentiel au calcul économique, à l'allocation efficace des ressources et au progrès.Critiques principales de Mises sur les modèles similaires
  • Syndicalisme et contrôle ouvrier : Dans Socialism et Human Action, Mises critique vivement le syndicalisme, où les travailleurs d'une branche ou d'une entreprise contrôlent les moyens de production (« les chemins de fer aux cheminots, les mines aux mineurs »). Il argue que cela rigidifie l'économie : les travailleurs résistent aux changements technologiques, aux transferts de main-d'œuvre ou aux ajustements de production car cela affecte directement leurs revenus et leurs « parts » de propriété. Le résultat ? Stagnation, impossibilité de progrès économique et inefficacité, car les décisions ne sont plus guidées par les signaux du marché (prix, profits, pertes) mais par des intérêts internes du groupe de travailleurs.
  • Problèmes de gouvernance et d'incitations : Les firmes autogérées diluent la responsabilité entrepreneuriale. Sans capitalistes risquant leur propre capital et cherchant le profit maximal via l'anticipation des besoins des consommateurs, les incitations à l'innovation, à la discipline et à l'allocation optimale des ressources s'affaiblissent. Dow explore les fondements théoriques et les « échecs de marché » expliquant la rareté de ces firmes ; Mises insisterait sur le fait que cette rareté reflète précisément leurs désavantages structurels dans un environnement concurrentiel (problèmes de horizon, de financement du capital, de diversification des risques, etc.).
  • Sur les coopératives : Dans son essai « Observations on the Cooperative Movement » (1947), Mises est plus nuancé sur les coopératives de consommateurs (qui peuvent éliminer certains intermédiaires et fonctionner dans un cadre capitaliste). Mais il reste sceptique sur les coopératives de producteurs (worker co-ops), les voyant souvent comme limitées ou moins efficaces que les entreprises capitalistes classiques, car elles ne résolvent pas les problèmes fondamentaux de calcul et d'incitation.
Mises ne l'interdirait pasMises ne s'opposerait pas à ce que des travailleurs volontairement forment des coopératives dans une société libre (sous propriété privée et sans privilèges étatiques). Si elles survivent à la concurrence en satisfaisant les consommateurs, tant mieux — cela prouverait leur viabilité. Mais il prédirait qu'elles resteraient marginales, car le modèle capitaliste (séparation propriétaire/manager/travailleur avec marchés des capitaux) est supérieur pour la croissance, l'innovation et la prospérité générale.
En résumé, Mises verrait le livre de Dow comme une analyse intéressante d'un modèle alternatif, mais il soulignerait que les firmes autogérées souffrent de handicaps inhérents (manque de flexibilité, problèmes d'incitations, rigidité face au changement) qui expliquent leur rareté, et que promouvoir cela comme supérieur ou généralisable mènerait à moins de productivité et de bien-être. Il insisterait : le vrai « contrôle des travailleurs » vient indirectement via la souveraineté des consommateurs et la concurrence sur le marché du travail, pas via la propriété collective directe des entreprises.
C'est cohérent avec sa vision globale : le marché libre, avec entrepreneurs capitalistes guidés par le profit et la perte, est le système le plus rationnel et dynamique pour coordonner la division du travail complexe.
Grok