En 1647, le jésuite Jean de Quen, missionnaire en Nouvelle-France, se trouve à Tadoussac. Des membres de la nation du Porc-Épic (une bande montagnaise/inue vivant autour du lac Piékouagami, aujourd’hui lac Saint-Jean) sont malades et ne peuvent pas descendre jusqu’au poste de traite. De Quen exprime le désir d’aller à leur rencontre pour les soigner et évangéliser. Deux guides autochtones l’acceptent et l’emmènent.

Le 11 juillet, ils partent en canot d’écorce. Ils remontent le Saguenay, puis atteignent le lac immense. Après avoir traversé une partie du lac, ils arrivent le 16 juillet à l’embouchure de la rivière Métabetchouan. C’est là que campent les Porcs-Épics. Dès qu’ils aperçoivent le premier Français sur leurs terres, les habitants sortent de leurs cabanes, curieux et surpris.

Pourquoi cet endroit était-il si important ?
Métabetchouan était un carrefour ancestral, un véritable lieu de rendez-vous pour les nations de l’intérieur du Saguenay et des terres plus éloignées. Le lac et ses rivières attiraient les groupes pour la pêche abondante, le commerce (fourrures, objets, informations) et le maintien des alliances. De Quen lui-même note dans sa relation que le lac est entouré de rivières servant de routes aux « petites nations » pour venir pêcher et entretenir « commerce et amitié » entre elles.

Ce voyage marque le premier contact européen documenté avec cette région. De Quen y retournera plusieurs fois (notamment en 1652 pour fonder une mission permanente à Métabetchouan) et donnera au lac son nom français de « lac Saint-Jean ».

C’est une belle illustration des réseaux autochtones préexistants que les missionnaires et explorateurs ont progressivement découverts et intégrés. Le site reste aujourd’hui un lieu historique important dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Grok

et là —> https://www.biographi.ca/fr/bio/quen_jean_de_1F.html
 
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