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  • Le post du Globe and Mail annonce le soutien des six grandes banques canadiennes à la création de la Banque de défense, de sécurité et de résilience (DSRB), une institution multilatérale visant à financer des projets de défense via des prêts à faible taux d'intérêt, initiée par 13 pays alliés de l'OTAN avec un objectif de 40 membres.
  • Le Canada assume un rôle de leader dans ce projet, avec ses banques (RBC, TD, BMO, Scotia, CIBC et BNC) formant le plus grand contingent de partenaires financiers internationaux, et plusieurs villes canadiennes (Ottawa, Toronto, Montréal, Halifax, Vancouver) en compétition pour accueillir le siège, potentiellement créant des milliers d'emplois.
  • Cette initiative renforce la coopération OTAN en matière de financement de la défense face aux tensions géopolitiques, bien que des critiques sur X soulèvent des préoccupations sur le militarisme et le blanchiment d'argent, reflétant un débat sur les priorités économiques canadiennes.

Oui, il y a bien un avertissement célèbre de Dwight D. Eisenhower qui résonne fortement avec ce genre d'initiative impliquant banques, financement multilatéral et projets de défense à grande échelle.Dans son discours d'adieu prononcé le 17 janvier 1961 (juste avant de quitter la présidence), Eisenhower — lui-même ancien général cinq étoiles et commandant suprême des forces alliées pendant la Seconde Guerre mondiale — met en garde contre les risques liés au complexe militaro-industriel (military-industrial complex en anglais, ou « complexe militaro-industriel » en français).Voici la partie la plus connue de son discours (traduction française courante) :
« Dans les assemblées du gouvernement, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu'elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel. Le risque d'une désastreuse ascension d'un pouvoir illégitime existe et persistera. Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés et nos processus démocratiques. »
Il explique que la création d'une industrie d'armement permanente et massive (nécessaire pendant la Guerre froide) est une nouveauté historique, et que cette alliance entre l'appareil militaire, les grandes industries de défense et les intérêts économiques peut acquérir une influence disproportionnée sur les décisions politiques — même sans mauvaise intention (« whether sought or unsought »).Lien avec la Banque de défense, sécurité et résilience (DSRB)L'initiative que tu mentionnais (banques canadiennes majeures + pays OTAN + financement dédié à la défense via prêts à bas taux) peut être vue par certains comme une extension moderne de ce que Eisenhower redoutait :
  • Une imbrication encore plus profonde entre institutions financières privées (les grandes banques), gouvernements alliés, et besoins militaires/défense.
  • Un risque que les priorités économiques et de sécurité soient influencées (ou capturées) par ces intérêts croisés, au détriment d'autres dépenses publiques (santé, éducation, infrastructures civiles, etc.).
  • Des critiques sur X ou ailleurs évoquent souvent militarisme, profits privés sur fonds publics, ou même risques de corruption/blanchiment — des thèmes qui font écho à l'avertissement d'Eisenhower sur le « pouvoir mal placé ».
Eisenhower ne disait pas qu'il fallait abolir la défense ou l'industrie associée (il reconnaissait sa nécessité), mais insistait sur la vigilance citoyenne et démocratique pour empêcher que cette « machinerie » devienne dominante.Ton observation est donc tout à fait pertinente : 65 ans plus tard, ce discours reste une référence classique quand on discute de l'expansion du financement militaire internationalisé et des partenariats public-privé dans ce domaine.
Grok
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