chronique diplomate


d'après-moi le problème ce n'est pas l'investissement d'un maigre 350 millions à l'étranger... d'ailleurs on retrouve sur internet des philosophie qui soutiennent que c'est favorable -> libre échange, Bastiat etc...

Le bug c'est que si «le» buzness fait baisser la cote de crédit, ça nous coutera des milliards de plus, mais de là à dire que c'est seulement la mafia qui la fait baisser, j'ai des doutes...


Modus operandi (hypothétique)



À LA DÉFENSE D’ACCURSO

Éric Duhaime - 23 novembre 2010
Depuis deux ans, pendant que les scandales s’accumulent dans  la construction et chez la famille libérale, un nom retient constamment l’attention : Tony Accurso. A-t-il fraudé? Est-ce un mafioso? Personne n’a prouvé quoique ce soit. Pourtant, simplement connaître ce type semble devenu un crime passible de condamnation dans l’opinion publique.
Personnellement, je vois Accurso comme un homme d’affaires perspicace qui utilise les règles du jeu pour faire prospérer sonbusiness.
3 RÈGLES D’OR
Règle un : le développement économique au Québec se fait par les pouvoirs publics. Du vrai investissement privé au Québec, il s’en fait de moins en moins. Un méga-entrepreneur à la recherche de gros contrats doit donc porter grande attention aux autorités politiques et bureaucratiques.
Règle deux : le monopole de la main-d’œuvre dans l’industrie de la construction appartient aux syndicats. Ce sont eux au Québec qui décident qui travaille, où, quand et à quelles conditions. Ce ne sont pas les compétences des gars qui décident s’ils travaillent et à quel salaire, encore moins l’employeur. Pour avoir les bons gars, en nombre suffisant, un entrepreneur doit se mettre chum avec les unions.
Règle trois : certaines institutions québécoises ont des privilèges comme le Fonds de solidarité de la FTQ, qui bénéficie d’un crédit d’impôt supplémentaire de 30%, ce qui lui permet d’avoir plus de capital que ses concurrents pour investir dans les entreprises de ses amis, ici ou à l’étranger. Se coller à lui peut être payant.
RECETTE ACCURSO
Accurso mettra parfaitement en application chacune de ces trois règles du système québécois.
1)      Ses entreprises se concentrent sur des activités gérées par l’État : routes, gestion de déchets, hippoclub avec appareils de loterie vidéo, construction, etc. Il entretient aussi d’excellents liens avec les politiciens et les bureaucrates, n’hésitant pas d’ailleurs à financer tous les partis politiques.
2)      Il cultive des relations de grande amitié avec les leaders syndicaux, au point où il considère même l’ex-président de la FTQ, Louis Laberge, comme un «père» et prend des vacances sur son yacht en compagnie de son successeur, Michel Arsenault.
3)      La proximité avec le Fonds de solidarité de la FTQ est telle que celui-ci a investi plus de 115 millions $ dans les entreprises d’Accurso.
Personne n’a encore prouvé qu’Accurso a fait quoi que ce soit d’illégal.
ENQUÊTE NÉCESSAIRE
Cela étant dit, des entrepreneurs en construction ont potentiellement versé illégalement de l’argent à un fonctionnaire, un politicien ou un syndicaliste. Avec les enquêtes policières en cours, on en identifiera probablement quelques-uns que le gouvernement voudra condamner au plus vite.
Pourtant, ça ne suffira pas. Il faudra faire plus, notamment, diminuer l’investissement public au maximum pour permettre des baisses d’impôts qui favoriseraient l’investissement privé, donner la liberté d’association aux travailleurs de la construction et éliminer les privilèges du Fonds de la FTQ.
Pour en arriver à ces recommandations, un Accurso doit se mettre à table devant une commission d’enquête publique et indépendante pour nous expliquer comment cet habile financier a utilisé à merveille les règles du jeu de l’actuel système syndicalo-politique pourri. Personne, en effet, ne semble connaître le modèle québécois mieux qu’Accurso.
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maj 23 sept. 2011

je cherchais un texte que j'avais lu sur la nationalisation alimentaire;
ça avait un arrière goût soviétique, j'ai trouvé celui-ci