
Liza Minnelli sera l'une des têtes d'affiche du 33e Festival international de jazz de Montréal, du 28 juin au 7 juillet. La star, qui fêtera ses 66 ans en mars, chantera à la salle Wilfrid-Pelletier le 5 juillet. La dernière fois qu'on a vu la fille de l'immortelle Judy Garland, c'était au concert de clôture des Outgames au Stade olympique, en août 2006.
Parmi les autres spectacles annoncés hier, on remarque celui de Spectrum Road, un groupe tout étoile dont font partie l'ex-bassiste de Cream Jack Bruce, le flamboyant guitariste Vernon Reid (Living Colour), le claviériste John Medeski (sans Martin ni Wood) et, à la batterie, Cindy Blackman. Spectrum Road rendra hommage à sa façon au batteur Tony Williams et à son groupe Lifetime le 28 juin au Théâtre Maisonneuve.
Le super bassiste Stanley Clarke, qu'on a revu au Festival l'an dernier avec Return To Forever, sera la vedette de sa propre série Invitation. Du 28 juin au 1er juillet, Clarke jouera successivement avec la pianiste japonaise Hiromi, le Harlem String Quartet, ses collègues bassistes Victor Wooten et Marcus Miller ainsi que le Stanley Clarke Band, dont font partie le batteur Ronald Bruner Jr. et le pianiste Ruslan Sirota.
Retours attendus
Notons également le retour de deux chanteuses qui n'ont plus besoin de présentation: l'Américaine Melody Gardot (le 29 juin à Wilfrid-Pelletier), dont on attend le troisième album en mai, et la Mexicaine Lila Downs (le 30 juin au Métropolis), qui viendra nous présenter son tout nouvel album, Pecados Y Milagros. Le jazz s'installera également à la Maison symphonique, où le grand accordéoniste français Richard Galliano donnera son concert From Bach to Piazzolla avec un ensemble de cordes, le 28 juin.
Les fans des Barr Brothers, dont le spectacle à Montréal en lumière affiche complet, pourront se reprendre le 1er juillet au Métropolis. Le buzz qui entoure ces deux Montréalais d'adoption, originaires du Rhode Island, les a menés sur le plateau de David Letterman le mois dernier.
Enfin, le Festival de jazz ajoute à sa programmation un spectacle à la croisée du musical et du one woman show: The Life and Blues of Bessie Smith: The Devil's Music. Avec, dans la peau de l'impératrice du blues, la chanteuse Miche Braden, accompagnée d'un trio de musiciens. À l'affiche de la Cinquième Salle de la Place des Arts, du 2 au 7 juillet.
Les billets pour tous ces spectacles seront mis en vente ce samedi 11 février, à 10h.

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maj.: 12 mars 2012
Bonne fête Mme. Minnelli
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maj.: 6 juillet 2012
Montréal a eu le coup de foudre


PHOTO BEN PELOSSE / AGENCE QMI
Liza Minnelli à MontréalLa légendaire chanteuse et actrice américaine a littéralement fait bondir la salle Wilfrid-Pelletier lorsqu’elle a rejoint sur scène ses sept musiciens, tous vêtus d’un chic veston blanc. Le regard brillant, Liza Minnelli débordait d’énergie pendant Alexander’s ragtime band, malgré une démarche affaiblie par un problème à la hanche.
«Désolée si je boite. Je me suis cassé la hanche, mais j’essaie de faire comme si ce n’était pas arrivé.»
Elle a ensuite chanté avec délicatesse Here I’ll stay, puis offert un cours de prononciation rigolo avec Liza avec Z, qu’elle a livré en anglais et en français, laissant toute la place à sa vivacité d’interprète et son incomparable sens du spectacle. Elle s’est aussitôt glissée dans la peau d’un personnage de la comédie musicale Chicago pour jouer quelques phrases et interpréter My own best friend, où Roxy Hart apprend qu’elle sera condamnée à mort pour le meurtre de son amant. Puis, pendant que la batterie empruntait les rythmes du tango, elle a offert une superbe version de What makes a man a man de Charles Aznavour.
Complètement subjugué par le talent de celle qui a entre autres remporté quatre Tony Awards et un Oscar, le public montréalais était séduit par la spontanéité et le naturel de la chanteuse. Certains lui ont livré des fleurs sur la scène, d’autres lui criaient leur amour entre les chansons.
«Attendez une minute, je ne peux pas m’entendre. Pouvez-vous me donner plus de hautes dans les haut-parleurs, a-t-elle lancé à un technicien, interrompant Maybe this time. Malgré ses soixante-six ans, Liza Minnelli a tout donné, battements d’épaules et pas de danse inclus, pour Cabaret, qui lui a valu une autre ovation.
«Vous aimez ça? Parce que je crois que je vais devoir ralentir un peu.» Mais il n’en fut rien. Minnelli a enchaîné avec certaines pièces de son plus récent album, Confessions, dont la chanson titre, You fascinate me so, He’s a tramp etOn such a night as this.
Et pour le dessert, la grande artiste s’est positionnée dos à la foule pour débuter la grandiose New York, New York. Visiblement touchée par les acclamations de la foule, elle a rajouté quelques notes a capella à son concert après le départ de ses musiciens. Tout juste avant que le président fondateur du festival, Alain Simard, ne vienne conclure cette mémorable soirée en lui remettant le prix Ella-Fitzgerald, qui récompense chaque année la flexibilité et l’originalité de l’improvisation ainsi que la qualité du répertoire d’un chanteur ou d’une chanteuse jazz.
source -> http://www.journaldemontreal.com/

