Par Florence, le 21 février 2012 à 15:10
La NSA s’inquiète des actions des Anonymous. Aux vues de la confiance qu’ils arborent face aux différentes attaques c’est assez surprenant. En réalité, ce ne sont pas les piratages des sites qui les font frémir mais le futur axe que pourraient prendre ces cybers attaques, elles seraient en mesure de causer de multiples … coupures de courant !
Le Général Keith Alexander qui est aux commandes de la NSA a déclaré que d’ici un an ou deux, les Anons auront de telles capacités qu’ils pourraient littéralement faire sauter les plombs de l’Amérique. Ces propos ne sont pas officiels, mais ont été glanés lors de réunions privées.
Les Anonymous ne sont plus du tout considérés comme des petits plaisantins 2.0, leur influence et leur capacité à fédérer commencent à inquiéter sérieusement les autorités. Jusqu’à présent les pirates arborant le masque de Guy Fawkes n’ont fait qu’embarrasser les grandes entreprises ou organisations gouvernementales. Seulement, chemin faisant, le collectif aurait les armes nécessaires pour devenir de plus en plus perturbateur.
Par exemple, nos chers Anons ont émis l’idée de stopper Internet le 31 mars, plan baptisé « Operation Global Blackout ». S’il n’y a quasiment aucune chance que ce phénomène se produise – les Anonymous ne détruiront pas leur moyen de pression et de communication – les dirigeants envisagent toutes les possibilités.
Voilà la grande préoccupation des autorités américaines, que les cyber hackers ciblent le secteur de l’énergie… Imaginez une partie de l’Amérique paralysée sans aucune électricité, le scénario est quasi apocalyptique pour la NSA. Une telle action serait dans tous les cas trop complexe à orchestrer pour le moment, il faudrait un lieu particulièrement isolé et de taille très limitée, reste que toute hypothèse est envisagée.
Dans le doute, l’industrie se prépare et renforce sa sécurité pour répondre aux éventuelles menaces venues du web. Les Anonymous le répètent à qui veut l’entendre, ils ne s’en prendront pas aux Internautes. Aussi, couper l’électricité d’une partie, même infime du pays, est de l’ordre de l’hérésie. Même s’ils ne font pas l’unanimité, pour beaucoup les hommes masqués représentent des défenseurs aptes à avoir un certain poids dans la balance, qu’en serait-il de la confiance s’ils réduisaient les individus à la soumission et l’impuissance ?
Paranos les américains ? Certainement un peu, seulement leur peur n’est pas si illogique ou illégitime. John Brennan (Vice conseiller en sécurité nationale) a déclaré qu’un des scénarios plausibles et inquiétants serait que des Anons soient embauchés ou contraints par des organisations terroristes.
[Gizmodo]
USCYBERCOM

voir -> http://www.branchez-vous.com/
aussi -> https://twitter.com/#!/AnonsOfCanada
source -> http://www.youtube.com/
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La version anglaise de l’hymne national canadien contient un vers qui m’a toujours plu : « our land glorious and free » (notre terre glorieuse et libre). Malheureusement, peut-être faudra-t-il le modifier prochainement, car si le projet de loi C-30 est adopté, nous nous sentirons nettement moins libres.
Cette loi obligerait les entreprises de télécommunications à installer des systèmes de surveillance électronique destinés à intercepter et à enregistrer les communications, ainsi qu’à fournir à la police, aux services secrets et au Bureau de la concurrence des renseignements sur leurs abonnés : nom, adresse, numéro de téléphone, adresse courriel, et numéro de protocole Internet. Les fournisseurs de services Internet deviendront donc, malgré eux, des professionnels de l’espionnage au service de Big Brother.
Pour faire taire les détracteurs, Ottawa prétend qu’il s’agit d’une « Loi sur la protection des enfants contre les cyberprédateurs » (titre abrégé). Qui voudrait s’opposer à une loi apparemment si vertueuse? Cependant, il ne s’agit là que d’un abus de langage perfide. Les termes pédophile, pornographie juvénile, ou cyberprédateur n’apparaissent nulle part dans le texte. Plutôt curieux pour une loi contre l’exploitation sexuelle des mineurs, non? Quant au Bureau de la concurrence, depuis quand traque-t-il les pédophiles? En fait, si Ottawa fait appel à un argument aussi émotif, c’est pour occulter qu’il s’agit réellement d’une « Loi sur les enquêtes visant les communications électroniques criminelles et leur prévention » (titre complet). Ce sont donc les communications de toutes sortes qui pourront faire l’objet de surveillance.
Ottawa affirme que les informations visées respectent notre vie privée, qu’elles s’apparentent à celles disponibles dans un annuaire téléphonique. Peut-être! Mais quand on les croise avec d’autres données, elles peuvent révéler les sites que nous visitons, les textes que nous lisons et les vidéos que nous visionnons pour finalement dresser notre profil et assurer notre traçabilité.
Qu’importe, le citoyen honnête n’a rien à craindre, n’est-ce pas? Pas nécessairement. La loi énonce que les autorités peuvent exiger des informations à des fins de « prévention ». Elles pourront donc ratisser large et exiger des informations sur un individu sans que celui-ci soit soupçonné d’activités criminelles et sans qu’il fasse l’objet d’une enquête. Vous faites une recherche sur l’uranium ou sur l’agent orange? Attention, vous pourriez être considéré comme un terroriste potentiel et faire l’objet d’une cyberfilature. Ne nous leurrons pas: si cette loi est adoptée, nous craindrons constamment que nos recherches sur Internet soient mal interprétées.
Cette situation rappelle l’époque soviétique où, sous prétexte d’identifier les ennemis de l’État, le Kremlin épiait les faits et gestes de citoyens, sans oublier leurs paroles. Personne n’osait parler, pas même dans l’intimité des foyers, car tout le monde craignait d’être sur écoute. Aujourd’hui, c’est Internet que les gouvernements veulent contrôler, et Ottawa a choisi de se cacher derrière le prétexte des cyberprédateurs pour s’octroyer le droit de fouiner dans nos affaires.
Le projet de loi C-30 est le début de la cybersoviétisation. S’il est adopté, aucun retour en arrière ne sera possible. Les libertés perdues le sont à jamais. Soyons-en conscients!
Nathalie Elgrably-Lévy est économiste senior à l'Institut économique de Montréal.
* Cette chronique a aussi été publiée dans Le Journal de Québec.
(un)LAWFUL ACCESS from The New Transparency on Vimeo.

L'USCYBERCOM « planifie, coordonne, intègre, synchronise et conduit des activités pour : diriger les opérations et la défense de certains réseaux d'information du Département de la Défense, et prépare et, au besoin, conduit, tout le spectre d'opérations militaires du cyberespace dans le but de permettre des actions dans tous les domaines, assurer la liberté d'action des USA et de leurs alliés dans le cyberespace, et le dénier à nos adversaires ». L'emblème de l'USCYBERCOM contient la mention « 9ec4c12949a4f31474f299058ce2b22a » qui est le hachage MD5 de leur mission1
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Le ministre Toews aurait reçu des menaces
Publié le 20 février 2012 à 17h26
Vic Toews fait actuellement l'objet d'une campagne virtuelle d'opposition à son nouveau projet de loi concernant la cybersurveillance. Ses détracteurs plaident que la proposition violerait la vie privée des internautes.
PHOTO: BLAIR GABLE, REUTERS
La Presse Canadienne Ottawa |
La Gendarmerie royale du Canada a annoncé qu'elle avait reçu une plainte concernant des menaces destinées au ministre fédéral de la Sécurité publique, Vic Toews.
Les forces de l'ordre ont refusé de préciser la nature des menaces ou encore la possibilité d'ouvrir un véritable dossier d'enquête.
Mais un porte-parole du ministre a expliqué que des menaces avaient été envoyées à M. Toews, ce qui a poussé son personnel à déposer une plainte.
Vic Toews fait l'objet d'une campagne virtuelle d'opposition à son nouveau projet de loi concernant la cybersurveillance. Ses détracteurs plaident que la proposition violerait la vie privée des internautes.
Un ou plusieurs opposants ont publié sur la toile des détails concernant le divorce de M. Toews.
Pendant la fin de semaine, le groupe d'internautes militants Anonymous a publié une vidéo suggérant que la pression sur le ministre allait s'accentuer si le projet de loi n'était pas abandonné.
source -> http://www.cyberpresse.ca/
source -> http://www.youtube.com/
aussi -> https://twitter.com/#!/AnonsOfCanada
source -> http://www.youtube.com/
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| Ottawa — Le gouvernement conservateur est revenu à la charge hier en déposant son projet de loi accordant aux autorités policières le pouvoir d'obtenir, sans mandat judiciaire, des informations concernant des internautes. Ottawa a limité la portée initiale de sa loi pour prendre en compte les critiques qu'elle avait suscitées, mais les opposants ne sont pas rassurés pour autant. Les défenseurs des droits et libertés y voient encore une porte grande ouverte aux excès de surveillance et aux abus. source (15 février 2012) -> http://www.ledevoir.com/ |
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23 février 2012
Le virage soviétique d’Ottawa
Le Journal de Montréal, p. 23

Cette loi obligerait les entreprises de télécommunications à installer des systèmes de surveillance électronique destinés à intercepter et à enregistrer les communications, ainsi qu’à fournir à la police, aux services secrets et au Bureau de la concurrence des renseignements sur leurs abonnés : nom, adresse, numéro de téléphone, adresse courriel, et numéro de protocole Internet. Les fournisseurs de services Internet deviendront donc, malgré eux, des professionnels de l’espionnage au service de Big Brother.
Pour faire taire les détracteurs, Ottawa prétend qu’il s’agit d’une « Loi sur la protection des enfants contre les cyberprédateurs » (titre abrégé). Qui voudrait s’opposer à une loi apparemment si vertueuse? Cependant, il ne s’agit là que d’un abus de langage perfide. Les termes pédophile, pornographie juvénile, ou cyberprédateur n’apparaissent nulle part dans le texte. Plutôt curieux pour une loi contre l’exploitation sexuelle des mineurs, non? Quant au Bureau de la concurrence, depuis quand traque-t-il les pédophiles? En fait, si Ottawa fait appel à un argument aussi émotif, c’est pour occulter qu’il s’agit réellement d’une « Loi sur les enquêtes visant les communications électroniques criminelles et leur prévention » (titre complet). Ce sont donc les communications de toutes sortes qui pourront faire l’objet de surveillance.
Ottawa affirme que les informations visées respectent notre vie privée, qu’elles s’apparentent à celles disponibles dans un annuaire téléphonique. Peut-être! Mais quand on les croise avec d’autres données, elles peuvent révéler les sites que nous visitons, les textes que nous lisons et les vidéos que nous visionnons pour finalement dresser notre profil et assurer notre traçabilité.
Qu’importe, le citoyen honnête n’a rien à craindre, n’est-ce pas? Pas nécessairement. La loi énonce que les autorités peuvent exiger des informations à des fins de « prévention ». Elles pourront donc ratisser large et exiger des informations sur un individu sans que celui-ci soit soupçonné d’activités criminelles et sans qu’il fasse l’objet d’une enquête. Vous faites une recherche sur l’uranium ou sur l’agent orange? Attention, vous pourriez être considéré comme un terroriste potentiel et faire l’objet d’une cyberfilature. Ne nous leurrons pas: si cette loi est adoptée, nous craindrons constamment que nos recherches sur Internet soient mal interprétées.
Cette situation rappelle l’époque soviétique où, sous prétexte d’identifier les ennemis de l’État, le Kremlin épiait les faits et gestes de citoyens, sans oublier leurs paroles. Personne n’osait parler, pas même dans l’intimité des foyers, car tout le monde craignait d’être sur écoute. Aujourd’hui, c’est Internet que les gouvernements veulent contrôler, et Ottawa a choisi de se cacher derrière le prétexte des cyberprédateurs pour s’octroyer le droit de fouiner dans nos affaires.
Le projet de loi C-30 est le début de la cybersoviétisation. S’il est adopté, aucun retour en arrière ne sera possible. Les libertés perdues le sont à jamais. Soyons-en conscients!
Nathalie Elgrably-Lévy est économiste senior à l'Institut économique de Montréal.
* Cette chronique a aussi été publiée dans Le Journal de Québec.
(un)LAWFUL ACCESS from The New Transparency on Vimeo.




