Aristote – Politique

Contrairement à la plupart des philosophes, l’expérience politique d’Aristote est indéniable : tuteur d’Alexandre le Grand, ami du Roi de Macédoine, et grand voyageur, Aristote a nourri sa réflexion politique en côtoyant le pouvoir tout autant qu’en fréquentant Platon. La Politique, son œuvre de philosophie politique majeure, résulte de ces diverses expériences.

La Politique vise à définir la science politique et son objet et à décrire la nature des régimes politiques. L’approche d’Aristote diffère de celle de Platon, qui préfère bâtir un système politique idéal et théorique, alors qu’Aristote lui préfère une approche réaliste et descriptive.

Résumé de la Politique d’Aristote :

Toutes les associations sont formées dans le but de parvenir au Bien. La cité grecque, ou polis, est l’association la plus commune dans le monde grec, contenant toutes les autres associations, telles que les familles et les associations professionnelles. En tant que tel, la Cité doit viser le plus grand bien. Aristote conclut que « l’homme est un animal politique » : nous ne pouvons atteindre la vie bonne qu’en vivant dans une polis. En présentant les relations économiques au sein de la Cité, Aristote défend la propriété privée, condamne le capitalisme excessif, et l’esclavage.

Aristote identifie la citoyenneté avec l’exercice d’une fonction publique.Dans le cas d’une révolution, où la citoyenneté et la Constitution changent, le citoyen ne peut être tenu responsable de ses actions avant la révolution.

Aristote identifie six types de constitution, trois justes (monarchie/aristocratie/démocratie)et trois injustes (tyrannie/oligarchie/anarchie). Une constitution est juste quand elle profite à tous :

- Une constitution est une monarchie sur le pouvoir est exercé par une personne et que les lois visent le bien public. Mais si ce monarque exerce le pouvoir dans son intérêt, la monarchie devient une tyrannie.

- Une constitution est une aristocratie quand le pouvoir est contrôlé par une élite visant le bien de tous, mais dégénère en oligarchie si les dirigeants sont mauvais.

- La démocratie est le régime du peuple mais ce régime peut verser dans l’anarchie lorsque les démagogues prennent le pouvoir.

Aristote propose un principe de justice distributive, afin que les prestations soient réparties aux citoyens différents de façon différente, en fonction de leur contribution qu’ils apportent au bien-être de la Cité.

Dans les livres IV à VI, Aristote se détourne de ses spéculations théoriques pour examiner les institutions politiques telles qu’elles existent dans le monde grec. Il observe que les besoins des Cités varient considérablement en fonction de leur richesse, leur la population, leur politique de classes, …La plus grande tension constatée par Aristote est l’inégalité économique entre riches et pauvres, générant de la division dans les Cités. C’est pourquoi Aristote prône l’établissement d’une classe moyenne forte, seule à même de maintenir un équilibre et de protéger la Cité contre la corruption et l’oppression.

Les trois branches du gouvernement civique sont le législatif (fondé sur la délibération en assemblée), l’exécutif et le judiciaire : le législatif crée les lois que l’exécutif met en œuvre puis que le judicaire fait respecter. Selon Aristote, l’accès aux fonctions publiques n’a pas à être égalitaire, mais il faut se garder d’exclure un groupe du pouvoir, car l’exclusion du pouvoir est le germe de la sédition.

Dans les livres VII et VIII, Aristote dessine son Etat idéal : cette Constitution aurait pour rôle d’assurer le bonheur de tous et de chacun, en favorisant la vie théorétique (vie contemplative). Car même si Aristote accorde à l’action politique une certaine dignité, il reste que la vie intellectuelle doit primer car la politique n’est qu’un moyen qui doit servir la contemplation. La Cité idéale doit être assez grande pour vivre en auto-suffisance, mais assez petite pour assurer le lien social entre les citoyens. Bien sûr, cette conception de l’Etat parfait repose sur deux présupposés :

- un régime direct (non représentatif)

- l’esclavage, lequel permet aux citoyens d’exercer leur charge publique. L’esclavage est ainsi la condition de la liberté du citoyen.

Conclusion sur La Politique d’Aristote :

Aristote, en représentant de la tradition rationaliste en politique, fonde sa théorie politique sur des postulats naturalistes (l’homme doit vivre en communauté) et défend une conception de la citoyenneté très élaborée, faisant de l’engagement civique la clé de voûte de la bonne constitution. Son approche non-normative des constitutions est une innovation. En résumé, peu importe la forme du régime, seule compte sa nature et son principe. C’est une leçon que retiendra Montesquieu.

source -> http://la-philosophie.com/
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Histoire de la logique
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L’histoire de la logique relève aussi bien de l’histoire des sciencesqu'en partie du moins de l’histoire de la philosophie.
Pour une vision d´ensemble de l’évolution de la logique, voir l’article « histoire de la logique ».
Certains grands logiciens * occidentaux sont entre autres :
Certains des ouvrages classiques de l´histoire de la logique sont entre autres :