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  • Le post de
    @Jean_Vauquelin
    commémore la prise du fort Monsoni (baie James) le 20 juin 1686 par l'expédition de Pierre de Troyes, qui avance depuis Montréal via la rivière des Outaouais pour capturer des postes de la Compagnie de la Baie d'Hudson.
  • La citation de Troyes révèle la difficulté à contenir l'ardeur des miliciens canadiens, prêts à un combat au corps-à-corps, lors de l'assaut à l'épée contre les défenses anglaises.
  • Les images jointes montrent la carte de l'itinéraire complet de l'expédition jusqu'à la baie James et une illustration d'un assaut avec bélier et armes à feu, soulignant la logistique et la violence des opérations en Nouvelle-France.

La motivation principale de l’expédition de Pierre de Troyes en 1686 était le contrôle du lucratif commerce des fourrures dans la baie d’Hudson (baie James). Contexte et causes principales :
  • Rivalité franco-anglaise pour les fourrures : La Compagnie de la Baie d’Hudson (anglaise, fondée en 1670) occupait des postes stratégiques et drainait une grande partie des pelleteries de l’intérieur du continent, au détriment des intérêts français et de la colonie de Nouvelle-France. Les Français voulaient reprendre le contrôle de cette région riche en castors et autres fourrures très demandées en Europe.
  • Création de la Compagnie du Nord (Compagnie française de la baie d’Hudson) : En 1682, des marchands canadiens comme Charles Aubert de La Chesnaye (avec Pierre-Esprit Radisson) avaient créé cette compagnie pour concurrencer directement les Anglais. Ils avaient déjà établi le fort Bourbon, mais voulaient éliminer la présence anglaise. La compagnie a financé en grande partie l’expédition.
  • Décision du gouverneur Denonville : Arrivé en 1685, le nouveau gouverneur de la Nouvelle-France, le marquis de Denonville, a soutenu activement la Compagnie du Nord. Il a ordonné l’expédition en février 1686 pour occuper les postes sur les côtes de la « baie du Nord », déloger les Anglais, et aussi capturer des coureurs des bois « interlopers » (comme Radisson et ses associés) qui commerçaient sans autorisation.
En résumé, c’était une opération économique et stratégique : protéger et étendre le monopole français sur le commerce des fourrures, vital pour l’économie de la Nouvelle-France, tout en affaiblissant la présence anglaise dans le Nord. L’expédition combinait intérêts privés de la compagnie et appui militaire officiel du roi de France.
Les miliciens canadiens étaient particulièrement motivés par l’aventure, les perspectives de butin et la défense des intérêts coloniaux, ce qui explique leur ardeur au combat mentionnée dans le journal de Troyes. Les postes repris ont ensuite été tenus temporairement par d’Iberville et d’autres.

L’opération a été un succès complet pour les Français. Le 20 juin 1686, l’expédition de Pierre de Troyes (environ 100 hommes, dont des miliciens canadiens, des soldats réguliers et des guides autochtones) a rapidement pris le fort Monsoni (Moose Factory) après un assaut à l’épée d’une demi-heure. Les Canadiens, très motivés, ont dû être contenus par Troyes lui-même pour éviter un massacre. Les Anglais ont été surpris et se sont rendus avec peu de résistance. Résultats principaux :
  • Capture de Fort Monsoni le jour même (20 juin), avec la reprise d’un navire (La Sainte-Anne).
  • Poursuite de l’expédition : Troyes a ensuite pris Rupert House (fort Rupert) le 3 juillet, puis Fort Albany (Quichichouane) avec l’aide du navire capturé Craven et de d’Iberville.
  • Contrôle temporaire des principaux postes de la Compagnie de la Baie d’Hudson sur la baie James.
  • Troyes a laissé d’Iberville et une garnison pour tenir les positions et est retourné à Québec en août 1686.
Cette victoire audacieuse a renforcé temporairement la présence française dans la région et a marqué un épisode notable de la rivalité franco-anglaise pour le commerce des fourrures. Les postes ont toutefois été repris par les Anglais par la suite (notamment une dizaine d’années plus tard).
C’était une opération logistique impressionnante : plus de 1 000 km en canot depuis Montréal via les rivières Outaouais et des Français.

Grok 

La bataille de la baie James

Attaque du fort Monsipi par d'Iberville (Louis Bombled).

La mission du chevalier de Troyes, ce qu'on appellera la bataille de la baie James est audacieuse : l'expédition utilise des canots pour le transport de la troupe, dans le style des voyageurs, partant de Montréal, naviguant sur la rivière des Outaouais au nord et faisant du portage pour atteindre le lac Témiscamingue, le lac Abitibi et son affluent, la rivière Abitibi.

L'expédition avait été commandée par le roi de France au gouverneur Jacques-René de Brisay, arrivé quelques mois plus tôt dans la colonie.

Cette marche dure jusqu'au . Ils arrivent au nombre de 82, vers Monsipi, qui est situé au fond de la baie. L'assaut prend les Britanniques totalement par surprise. Ils capturent avec facilité le Moose House (Fort Monsipi ou fort Saint-Louis) sur la rivière Monsoni, le . Le , les troupes de Troyes prennent le Fort Rupert (Fort Charles) sur la rivière Rupert et le HMS Craven, utilisé pour naviguer vers le Fort Albany (Quichichouane), sur l'île Rayly près de l'embouchure de la rivière Albany, qui tombe le .

Wikipédia

À 70 ans de la guerre de sept ans