Non, globalement, Keir Starmer n’a pas laissé le Royaume-Uni dans une bien meilleure condition après environ deux ans au pouvoir (juillet 2024 – juin 2026). Les progrès sont réels sur certains indicateurs économiques et administratifs, mais ils restent modestes, lents et largement éclipsés par une forte insatisfaction publique, des problèmes persistants (immigration, services publics, coût de la vie) et une popularité en chute libre. Points positifs (selon le gouvernement et certaines données)
  • Économie : Le Royaume-Uni a enregistré la croissance la plus rapide du G7 au T1 2026 (+0,6 %). L’inflation est descendue à 2,8 %. Le PIB progresse modestement (prévisions autour de 0,8-1,4 % pour 2026).
  • Immigration : La migration nette a fortement baissé (171 000 pour l’année se terminant en décembre 2025, contre un pic de ~900 000 en 2023), au plus bas depuis 2012 (hors pandémie). Le gouvernement met en avant une réduction des traversées en small boats et des hôtels pour demandeurs d’asile.
  • NHS : Les listes d’attente ont diminué (environ 7,1 millions en mars 2026, plus bas depuis 3,5 ans, -500 000 environ depuis juillet 2024). Le gouvernement a atteint un objectif intérimaire (65 % des patients vus en 18 semaines).
  • Crime : Homicides au plus bas depuis les années 1970, baisse de la criminalité au couteau (-10 % selon le gouvernement).
Ces améliorations s’inscrivent souvent dans une tendance amorcée avant Labour ou résultent de facteurs externes (baisse de l’inflation post-crise énergétique).Points négatifs et critiques
  • Opinion publique : Approbation très faible. Net approval de Starmer autour de -40 à -50. Seulement ~1 Britannique sur 7 approuve le bilan du gouvernement. Labour est largement distancé dans les sondages par Reform UK, et Starmer fait face à des appels à la démission au sein de son parti. Les électeurs sont déçus sur le coût de la vie, l’immigration et les services publics.
  • Immigration et sentiment : Malgré la baisse des chiffres, les small boats restent élevés (+13 % sur une période selon The Economist) et l’immigration reste une préoccupation majeure. Le public perçoit souvent une perte de contrôle.
  • Services publics : Les listes NHS restent très longues (millions en attente >18 semaines, centaines de milliers >1 an). Progrès lents sur le logement, les routes (nids-de-poule), etc. Le composite d’indicateurs de The Economist montre une amélioration très modeste par rapport au nadir.
  • Autres : Dette publique élevée (~94 % du PIB), tensions fiscales, sentiment de stagnation pour beaucoup de ménages (hausse des salaires réels faible).
En résumé, Starmer a stabilisé certains domaines après l’héritage des conservateurs (post-Brexit, pandémie, inflation), mais les résultats sont loin des promesses de « décennie de renouveau national ». Le pays est marginalement mieux sur quelques métriques macro, mais beaucoup de Britanniques ne le ressentent pas et jugent le bilan décevant — d’où la crise de popularité. Les élections locales de 2026 ont été difficiles pour Labour.

L’évaluation dépend des priorités : croissance et inflation pour les uns, immigration/services publics/vie quotidienne pour les autres. À mi-mandat, le verdict populaire est majoritairement négatif.

Grok 

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