Oui, il existe des liens, mais ils sont limités, principalement de connaissance, de coïncidence idéologique et de cercles communs, et non une collaboration structurelle ou opérationnelle étroite.
Éléments factuels établis
Apparition médiatique et familiarité : En novembre 1996, George Soros et Jacques Attali ont participé ensemble à l’émission 7 sur 7 sur TF1. Selon un article contemporain du journal belge Le Soir, Attali a immédiatement qualifié Soros de « mon ami George » et a souligné qu’ils pensaient souvent de la même façon. L’échange a tourné autour des marchés financiers et de leur régulation.
Contextes institutionnels proches : Attali a été le premier président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD/EBRD, 1991–1993), institution créée pour accompagner la transition des pays d’Europe de l’Est vers l’économie de marché après la chute du communisme. Soros, via ses Open Society Foundations, était très actif dans la même région à la même époque (soutien aux transitions démocratiques, société civile, etc.). Des sources (notamment des analyses critiques ou partisanes) évoquent des coïncidences d’intérêts ou de réseaux dans ce contexte, y compris une lettre de recommandation d’Attali (alors à la BERD) mentionnée pour un homme d’affaires (Shaul Eisenberg) en Ouzbékistan. Ces éléments restent cependant peu documentés dans les médias grand public et proviennent souvent de sources critiques.
Affinités idéologiques : Les deux hommes partagent des positions cosmopolites, favorables à la mondialisation, à une gouvernance internationale renforcée, à l’intégration européenne et à des sociétés « ouvertes ». Attali a longtemps plaidé pour des institutions supranationales et une vision « nomade »/globalisée du monde ; Soros a théorisé et financé la « société ouverte » inspirée de Karl Popper. Ces points de convergence sont régulièrement soulignés, y compris par des observateurs critiques qui y voient une proximité de pensée.
Ce qui n’est pas établi
Il n’existe pas, dans les sources mainstream (presse française sérieuse, archives institutionnelles publiques, etc.), de preuve de partenariat financier durable, de co-direction d’organisations, de financement mutuel direct, ou d’une relation opérationnelle continue. Les mentions conjointes sont fréquentes dans les milieux complotistes ou souverainistes, qui les regroupent souvent avec d’autres figures (Rothschild, etc.) sous l’étiquette de « mondialistes », mais ces rapprochements relèvent davantage de l’amalgame idéologique que de faits documentés de collaboration secrète.
En résumé : ils se connaissent (au moins depuis les années 1990), évoluent dans des milieux internationaux proches (finance, reconstruction post-guerre froide, débats sur la gouvernance mondiale), et partagent des visions largement convergentes. Cela constitue un lien réel, mais loin d’une relation fusionnelle ou d’un « duo » coordonné. Les allégations plus fortes restent du domaine de l’interprétation ou de la théorie du complot.
Grok
Oui, il existe des liens documentés entre Zbigniew Brzezinski et George Soros, plus concrets et institutionnels que ceux avec Jacques Attali. Brzezinski (1928–2017), stratège géopolitique américain d’origine polonaise, conseiller à la sécurité nationale de Jimmy Carter (1977–1981) et auteur notamment de The Grand Chessboard, évoluait dans les milieux de la politique étrangère américaine post-guerre froide.
Liens avec George Soros
Le lien le plus clair concerne l’American-Ukrainian Advisory Committee (ou U.S.-Ukrainian Consultative Committee), créé en 1994 sous l’égide du Center for Strategic and International Studies (CSIS). Brzezinski en était une figure centrale (initiateur et président ou co-président côté américain). George Soros en était membre, aux côtés de personnalités comme Henry Kissinger, Frank Carlucci ou Malcolm Forbes Jr.
Le comité se réunissait deux fois par an (Washington et Kiev), regroupait des officiels ukrainiens de haut niveau, et formulait des recommandations destinées aux gouvernements américain et ukrainien. Parmi les thèmes abordés : accélération des réformes économiques en Ukraine, soutien occidental, relations avec l’OTAN (partenariat renforcé, centre d’information à Kiev), indépendance énergétique face à la Russie, et intégration de l’Ukraine dans l’espace centre-européen. Des sources contemporaines (Jamestown Foundation, Congressional Record) confirment la participation conjointe de Brzezinski et Soros à ces travaux.
Ils ont aussi cohabité dans d’autres cadres :
- International Crisis Group (ICG) : Soros a fourni le financement initial et un soutien durable à ce think tank (fondé en 1995) dédié à la prévention des conflits. Brzezinski y a siégé au conseil d’administration à une période.
- Auditions ou débats parallèles sur l’Europe post-communiste dans les années 1990 (ex. : Congrès américain).
Idéologiquement, ils partageaient une vision favorable à l’ancrage occidental de l’Europe de l’Est, à la promotion des « sociétés ouvertes », à la réduction de l’influence russe et à un ordre international libéral dirigé par l’Occident. Brzezinski insistait particulièrement sur le rôle géostratégique de l’Ukraine (« sans l’Ukraine, la Russie cesse d’être un empire »).
Avec Jacques Attali
Les recherches ne font pas apparaître de liens personnels ou institutionnels directs notables entre Brzezinski et Attali. Leurs univers se croisent indirectement dans les débats internationaux des années 1990 (reconstruction de l’Est, institutions européennes vs. vision américaine), mais Attali restait centré sur l’Europe/France (conseiller de Mitterrand, président fondateur de la BERD), tandis que Brzezinski était ancré dans l’establishment de la politique étrangère américaine. Pas de collaborations jointes documentées, de projets communs ou de relations personnelles mises en avant.
En résumé
Brzezinski et Soros ont collaboré de façon concrète et publique dans des structures d’influence sur la politique ukrainienne et est-européenne dans les années 1990. C’est un lien réel, institutionnel et idéologique, sans pour autant constituer une « organisation secrète » : il s’inscrit dans le réseau classique des élites transatlantiques de l’époque (think tanks, comités consultatifs, philanthropie). Avec Attali, le lien reste beaucoup plus ténu et indirect. Comme souvent dans ces cercles, les coïncidences de réseaux et de visions du monde alimentent des interprétations plus larges, mais les faits établis restent ceux décrits ci-dessus.
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