Non, il n’existe pas de lien causal direct, opérationnel ou historique établi entre le coup d’État chilien du 11 septembre 1973 et les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis.

Les deux événements partagent uniquement la date du calendrier. C’est cette coïncidence qui a conduit de nombreux commentateurs (surtout en Amérique latine et dans les milieux critiques de la politique étrangère américaine) à parler du « 9/11 chilien », de « l’autre 11 septembre » ou à dresser des parallèles symboliques.

Nature des deux événements

  • 11 septembre 1973 (Chili) : Coup d’État militaire dirigé par le général Augusto Pinochet contre le président démocratiquement élu Salvador Allende. Les forces armées chiliennes bombardent le palais de La Moneda. Le régime qui s’ensuit (dictature jusqu’en 1990) s’accompagne de répression massive (milliers de morts, disparus et torturés). Les États-Unis (administration Nixon/Kissinger et CIA) ont soutenu la déstabilisation d’Allende et accueilli favorablement le coup, même si le degré exact d’implication opérationnelle reste débattu.
  • 11 septembre 2001 (États-Unis) : Attentats terroristes d’Al-Qaïda (sous Oussama ben Laden) contre le World Trade Center, le Pentagone et un quatrième avion. Motivations principalement liées à la présence américaine au Moyen-Orient, au soutien à Israël et à d’autres griefs islamistes. Aucune source crédible (rapports officiels, déclarations d’Al-Qaïda, enquêtes historiques) n’indique que la date ait été choisie en référence au Chili.

Parallèles et théories

Des parallèles rhétoriques ou politiques sont fréquemment évoqués : traumatisme national, violence d’État vs terrorisme non étatique, rôle de la politique étrangère américaine (soutien à des régimes autoritaires pendant la Guerre froide d’un côté, interventions au Moyen-Orient de l’autre). Certains auteurs et militants y voient une ironie de l’histoire ou un exemple de « blowback ».

Une théorie marginale (relayée notamment par des sources chiliennes) évoque des exilés du MIR chilien formés en Libye sous Kadhafi dans les années 1970-1980, et suggère que cette expérience aurait indirectement influencé des islamistes (via des réseaux libyens) à choisir la date du 11 septembre 2001 comme « hommage » aux « maîtres » latino-américains de l’insurrection, en lien avec l’usage d’avions contre La Moneda. Cette hypothèse reste spéculative, peu documentée et non retenue par les historiens ou les enquêtes sur les attentats de 2001.

En résumé : la seule connexion solide est calendaire et symbolique. Les deux événements appartiennent à des contextes géopolitiques, idéologiques et opérationnels totalement distincts (Guerre froide en Amérique latine vs djihadisme transnational au début du XXIe siècle). Aucune preuve ne relie directement le choix de la date ou le déroulement des attentats de 2001 au coup d’État chilien de 1973.

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Oui, Henry Kissinger a joué un rôle majeur et central dans la politique américaine visant à déstabiliser le gouvernement de Salvador Allende et à soutenir ensuite le régime de Pinochet. Les documents déclassifiés (National Security Archive, archives de la CIA et du Département d’État) le confirment largement.

Avant le coup d’État (1970-1973)

Dès l’élection d’Allende en septembre 1970, Kissinger (alors conseiller à la sécurité nationale de Nixon) a été l’architecte principal de la stratégie américaine. Il a poussé une ligne dure contre toute coexistence possible avec le gouvernement socialiste démocratiquement élu.

  • Il a supervisé les opérations secrètes de la CIA (projet FUBELT / Track II) destinées à empêcher Allende d’accéder au pouvoir ou à le renverser. Ces actions ont notamment contribué à l’assassinat du général René Schneider (commandant en chef de l’armée chilienne, favorable au respect de la Constitution) en octobre 1970.
  • Lors d’une réunion du 15 septembre 1970 avec Nixon et le directeur de la CIA Richard Helms, Nixon a ordonné de « faire crier l’économie » (make the economy scream) du Chili. Kissinger était présent et a activement promu cette approche de pression maximale (blocage de crédits, sabotages économiques, soutien à l’opposition, manipulation des marchés du cuivre, etc.).
  • Il a rejeté les options plus modérées du Département d’État et a insisté pour créer les conditions d’un échec ou d’un renversement d’Allende, craignant l’« effet modèle » d’un gouvernement marxiste élu démocratiquement en Amérique latine (et potentiellement en Europe).

Les documents montrent qu’il a déclaré à Helms : « Nous ne laisserons pas le Chili partir à la dérive. »

Après le coup du 11 septembre 1973

Dans un échange téléphonique avec Nixon juste après le coup, Kissinger a reconnu que les États-Unis avaient « aidé » en créant « les conditions aussi favorables que possible ». Ils se sont félicités mutuellement, tout en notant que « notre main ne se voit pas ».

Par la suite, en tant que secrétaire d’État, Kissinger a fortement soutenu la dictature de Pinochet. Lors d’une rencontre privée à Santiago en juin 1976, il lui a dit : « Nous voulons vous aider, pas vous affaiblir. […] Vous avez rendu un grand service à l’Occident en renversant Allende. » Il a relativisé ou ignoré les violations massives des droits de l’homme et a freiné les pressions sur ce sujet.

Nuances importantes

Le coup d’État du 11 septembre 1973 a été planifié et exécuté par les militaires chiliens eux-mêmes. Les États-Unis n’ont pas dirigé directement les opérations de ce jour-là. Cependant, selon les historiens et les documents déclassifiés, la politique de déstabilisation économique, politique et de soutien aux forces anti-Allende — dont Kissinger était le principal concepteur — a créé un climat favorable au putsch et a aidé à consolider le régime qui a suivi.

En résumé, Kissinger n’était pas un simple exécutant : il a été l’un des acteurs américains les plus déterminés et influents dans cette affaire, ce qui en fait un élément central de son héritage controversé en Amérique latine.

Grok 

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  • Javier Milei partage un article de Clarín citant le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent, qui présente l'Argentine comme exemple de l'usage du pouvoir financier des États-Unis pour créer des alliés dans l'hémisphère occidental.
  • Bessent loue les « politiques solides » du gouvernement Milei, mentionnant un swap de 20 milliards de dollars utilisé pour intervenir sur le marché des changes et payer le FMI.
  • Le titre « FENÓMENO BARRIAL » de Milei évoque de façon ironique ou modeste la reconnaissance internationale de ses réformes économiques.

« Phénomène de quartier » (traduction littérale de l’espagnol fenómeno barrial) est une expression ironique popularisée par Javier Milei.

Origine

Au début de sa carrière politique (vers 2021, quand il était député à Buenos Aires), ses critiques le qualifiaient de « fenómeno barrial ». L’idée était de le minimiser : son succès serait purement local, limité à quelques barrios (quartiers) de la capitale argentine, sans réelle portée nationale ni internationale.

Réappropriation par Milei

Milei a retourné l’expression contre ses détracteurs. Chaque fois qu’il reçoit une reconnaissance internationale (mention dans The Economist, tweet d’Elon Musk, éloge d’un dirigeant étranger, couverture dans la presse mondiale, etc.), il poste simplement en majuscules :

FENÓMENO BARRIAL

C’est devenu un vrai latiguillo (tics de langage) chez lui. Il l’utilise pour souligner, avec humour et provocation, que ce qui était censé rester un « phénomène de quartier » est en réalité devenu un phénomène mondial.

En résumé

L’expression signifie littéralement « un phénomène purement local / de voisinage ». Dans la bouche (ou sur le compte X) de Milei, elle est purement ironique et sert à se moquer de ceux qui l’avaient sous-estimé.

Grok

 

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