
A la base, la friendzone n’était qu’un simple meme. Un petit gag comique qui illustre la «souffrance» de tous les hommes avec lesquels les femmes ne voudront jamais sortir. Les femmes, ces créatures odieuses, superficielles et cruelles qui ne voient pas l’homme parfait que vous êtes et qui osent vous dire non. Sans jamais vous être demandé combien de femmes vous avez vous-même rejetées, brisées ou jamais rappelées; votre petit égo démesuré, lui, n’est jamais satisfait. Ô comme il est facile d’attribuer aux femmes les déboires de votre vie amoureuse platonique sans penser, ne serait-ce qu’une seconde, que cette femme que vous convoitez tant n’est tout simplement pas attirée par vous et ne vous souhaite que comme ami. Hélas, la dernière fusillade aux États-Unis nous a démontré que cette friendzone est devenue une véritable menace pour les femmes.
Elliot Rodger, le tireur de vingt-deux ans, de la fusillade de l’université de Santa Barbara en Californie, fait partie de ces hommes qui, cloitrés dans cette friendzone, finissent par développer une véritable haine meurtrière contre les femmes. Dans son manifeste glacial de six minutes cinquante-six laissé sur YouTube, Rodger nous fait part de cette vision atroce et monstrueuse de la femme soumise qui n’existe que pour assouvir les envies de l’homme.
«Ce n’est pas juste. Vous les filles n’avez jamais été attirées par moi. Je ne comprends pas pourquoi, vous les filles n’avez jamais été attirées par moi, mais je vais toutes vous punir pour cela. C’est une injustice, un crime, parce que je ne comprends pas ce que vous ne voyez pas en moi. Je suis le mec parfait, et pourtant vous vous jetez aux pieds de tous ces hommes odieux au lieu de moi, le gentilhomme suprême.»
Les propos misogynes sont souvent appropriés aux hommes d’un certain âge issus des générations antérieures et dont la compréhension pour les droits des femmes n’est pas évidente. Toutefois, le plus choquant dans cette situation est le fait que Rodger est issue de la génération Y; génération qui a fleuri au gré de la technologie, des médias et de la révolution médiatique. Rodger est le symbole même de l’échec sociétal de l’éducation citoyenne qui n’a pas su rayer cette vision rétrograde et haineuse que certains hommes entretiennent encore envers les femmes.
La friendzone est une blague à double tranchant : d’un côté on sympathise avec les hommes malheureux en amour, mais d’un autre côté on culpabilise les femmes de dire non à ceux qu’elles considèrent comme de simples amis, ce qui déresponsabilise complètement l’homme de la situation. Cette déresponsabilisation entraîne une sorte de rancune implicite envers ces femmes qui osent dire non. Le non devient alors un objet de négociation dangereux. Désormais, à chaque fois qu’elles rejettent un homme, les femmes doivent penser aux répercussions de leur décision. La peur de représailles ne devrait pas les pousser à prendre des décisions contre leur gré.
Selon Elizabeth Plank de Policy Mic, il existe six points en communs entre les auteurs des fusillades dans les écoles :
- La majorité des fusillades commises dans les écoles sont faites par des hommes.
- La majorité des tireurs sont des hommes blancs, caucasiens.
- La majorité des victimes sont des femmes.
- La plupart des tireurs ont pour cible des femmes qui les auraient rejetés par le passé.
- La plupart des tireurs ont un très grand sens du mérite.
- La plupart des fusillades dans les écoles peuvent être qualifiées comme étant des crimes haineux et misogynes commis contre les femmes.
Bien évidemment, tous les hommes ne sont pas des violeurs, mais toutes les femmes vivent avec la menace constante de se faire violer, harceler ou pire encore. La société et les civilisations ont perdu beaucoup trop de temps à enseigner aux femmes comment ne pas se faire violer au lieu d’attaquer le problème de front et d’apprendre aux hommes à ne pas violer et à respecter les femmes. Il est grand temps que les mentalités évoluent une fois pour toutes. Il y a déjà eu beaucoup trop d’Elliot Rodger et de Marc Lépine pour qu’il y en ait d’autres.
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@ikrammecheri
source -> http://voir.ca/babel/
Je suis d’accord avec l’idée de fond que vous avancé.. Seulement, il me semble que l’exemple que vous utilisé est mal choisi.. je m’explique.. Je crois que les blagues sur les hommes ‘ friendzoné ‘ est plutôt utilisé pour caricaturer les bons gars en général.. Ni beau ni moche.. juste, le gars moyen qui pour se mettre en valeur a décidé de miser sur sa gentillesse naturelle.. et ceux ci malheureusement finisse inévitablement ami.. car trop confident et rendu trop proche sans avoir tenté d’embrasser ou de brusquer.. Jai fait la même chose très longtemps avant de comprendre.. Le but n’est pas de ‘ devenir un crosseur’ comme plusieurs le simplifie.. seulement de savoir quand montrer ses cartes sans devenir trop insistant.. Etre gentil mais ne pas avoir peur de montrer nos cartes poliment..
Voilà, jai simplement pensé donner une avis masculine sur ce concepte de friendzone.. peut être les autres hommes pourraient valider ou invalider mon histoire!
Voilà, jai simplement pensé donner une avis masculine sur ce concepte de friendzone.. peut être les autres hommes pourraient valider ou invalider mon histoire!
Il ne faut pas trop en vouloir à Ikram, elle n’a que 20 ans, et plus personne ne révise les textes au Voir, ça se voit. Ils ne veulent que déranger sous prétexte que plus on en parle mieux c’est (lol).
Ce texte serait un beau travail de cégep, elle aurait probablement eu un B. Mais en effet, les relations de causes à effets sont très douteuses et l’utilisation du terme « friendzone » n’est pas appropriée ici.
Je dirais à la jeune fille de ne pas lâcher l’écriture, mais ce texte est encore trop brouillon, trop mince pour être publié.
Je suis par contre d’accord avec ceci : »La société et les civilisations ont perdu beaucoup trop de temps à enseigner aux femmes comment ne pas se faire violer au lieu d’attaquer le problème de front et d’apprendre aux hommes à ne pas violer »
Pour cela je mets un collant dans ton agenda!
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