État Policier: UDC
MAR 22
Publié par Pierre-Yves St-Onge
Certains ont déjà entendu parler du programme Echelon, avec lequel les services secrets américains ont pu monitorer les communications téléphoniques de presque tous à leur insu pendant les dernières décennies. La technologie avance, et les espions doivent avoir de nouveaux outils pour suivre nos mouvements et pensées. Pensez à l’évolution du nombre d’usagers sur internet, le nombre d’interactions de ceux-ci ainsi la qualité à la hausse de l’encryption des messages… les systèmes ne fournissent plus.
C’est pour cette raison que le gouvernement avait entrepris de construire l’Utah Data Center dans un coin tranquille à Bluffdale en Utah. Ce nouveau complexe de 1 million de pieds carrés aura sa propre centrale électrique et aura le mandat de tout stocker. Pas seulement vos courriels et posts sur Facebook, mais toute interaction électronique, que ce soit vos achats ou vos recherches Google, vos reçus de stationnement ou vos appels cellulaires.
La capacité estimée de stockage de ce site est de plusieurs yottabytes (1024) bytes… un yottabyte equivaut à 500 quintillions de pages de texte (500,000,000,000,000,000,000).
Mais ne vous en faites pas, tout ceci n’est que pour vous protéger!
Source: Wired
source -> http://lavitrecassee.com/
source -> http://lavitrecassee.com/
Mais: une théorie de présomption n'est valide qu si aucune autre «conception» n'est retenue
(qqch dans le genre)(Le Mystère von Bülow)
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maj.: 5 avril 2012

Souriez, on vous regarde!
Le Journal de Montréal, p. 23
Les magiciens excellent dans l’art de détourner notre attention pour exécuter des manoeuvres discrètes et réaliser leurs tours. Ils savent que si notre cerveau se concentre sur les gestes de la main droite, il ne voit pas ceux de la main gauche. Dans une certaine mesure, les autorités publiques emploient la même technique que les magiciens.
Aujourd’hui, la santé de l’économie mondiale, les crises d’endettement et les mesures annoncées dans les récents budgets retiennent toute notre attention. Ces préoccupations sont certes légitimes, mais elles peuvent nous faire oublier certains changements profonds qui s’opèrent dans la société.
L’un de ces changements vise l’utilisation des technologies de l’information à des fins de surveillance de la population.
J’ai déjà traité du projet de loi fédéral C-30 qui donnerait le droit aux forces policières d’obliger les entreprises de télécommunications à fournir des renseignements sur leurs clients ainsi que le contenu de leurs communications sans obtenir l’autorisation des tribunaux.
Toutefois, les tentatives d’intrusion dans notre vie privée vont plus loin. Pensons aux compteurs intelligents qui suscitent la polémique dans plusieurs pays notamment parce que cette technologie permet à l’État de surveiller l’occupation des lieux, les habitudes de consommation et même d’identifier lesquels de vos appareils électriques sont en fonction. Big Brother pourrait donc savoir à quelle heure nous nous levons, quand nous partons pour le travail, prenons une douche, lavons nos vêtements ou regardons la télé.
Pensons également à la nouvelle technologie « Intellistreets » qui est déployée notamment au Michigan. Celle-ci consiste à remplacer les lampadaires qui éclairent les rues par des lampadaires intelligents qui présentent certes des vertus en matière d’économie d’énergie, mais qui sont aussi munis de dispositifs de surveillance ultrasophistiqués. Entre autres, le système peut être programmé pour détecter les piétons, les prendre en photo et même enregistrer leurs conversations.
Ce n’est pas tout. Le gouvernement américain s’affaire à terminer la construction du plus important centre d’espionnage et de stockage de données au monde. Ce complexe de deux milliards de dollars, situé dans l’Utah, pourra non seulement capter, filtrer et enregistrer toutes les communications de la planète, y compris les achats en ligne, les communications téléphoniques, les SMS, les recherches sur Internet, etc., mais il pourra aussi décrypter les données et accéder à un large éventail d’informations confidentielles.
Pour couronner le tout, David Petraeus, directeur de la Central Intelligence Agency (CIA) a récemment déclaré que plusieurs appareils technologiques permettront bientôt aux autorités de surveiller en permanence presque n’importe quel lieu.
Pendant que nous dénonçons l’État-providence, nous ne remarquons ni la montée de l’État-espion ni l’érosion de notre vie privée. En fait, la plupart des gens se moquent royalement d’être surveillés si on affirme que c’est pour leur sécurité.
Benjamin Franklin disait : « Ceux qui sont prêts à sacrifier une liberté fondamentale pour obtenir temporairement un peu de sécurité ne méritent ni la liberté ni la sécurité ». J’ignore où les nouvelles technologies nous mèneront. Peut-être que les autorités abandonneront leur obsession pour la surveillance. Ou encore peut-être que le monde entier prendra bientôt l’allure d’une prison. La suite des choses dépendra de nous.
Nathalie Elgrably-Lévy est économiste senior à l'Institut économique de Montréal.
* Cette chronique a aussi été publiée dans Le Journal de Québec.
source -> http://www.iedm.org/
Le Canada renforce la surveillance d'Internet
Le gouvernement canadien a présenté, mardi 14 février, un projet de loi donnant à la police plus de droits pour surveiller les communications sur Internet. Ce projet attire les critiques de l'opposition et de défenseurs des libertés, rapporte notamment le quotidien Le Devoir.
Le gouvernement conservateur a présenté cette initiative comme un moyen indispensable de combattre la pornographie infantile sur le Web, citant des exemples de fournisseurs d'accès qui n'ont livré les renseignements demandés qu'au bout de plusieurs jours. "Les nouvelles technologies offrent de nouveaux moyens de commettre des crimes, qui rendent les enquêtes plus difficiles", a déclaré le ministre de la justice, Rob Nicholson, lors d'une conférence de presse.
Le texte autorise notamment un agent de police à installer, sans mandat judiciaire, un dispositif permettant de relever l'adresse IP d'un internaute. Il impose aussi aux fournisseurs d'accès de recueillir et garder certains renseignements.
VIVE CRITIQUE DE L'OPPOSITION
Les conservateurs du premier ministre, Stephen Harper, disposant de la majorité au Parlement, la loi devrait être adoptée sans difficulté. Les partis d'opposition et les groupes de défense des libertés civiles ont affirmé de leur côté que le texte offrait à l'Etat trop de possibilités de s'ingérer dans la vie privée des internautes.
La commissaire à la protection de la vie privée Jennifer Stoddart, qui ne dépend pas du gouvernement, a adressé en octobre une lettre au ministre de la sécurité publique, Vic Toews, pour lui faire part de sa "profonde inquiétude". "En renforçant le dispositif légal de l'Etat en vue de surveiller les contenus privés et d'y accéder, et en réduisant le contrôle judiciaire", la loi permettra au gouvernement de"soumettre plus de personnes à une surveillance minutieuse", a-t-elle écrit.
source -> http://www.lemonde.fr/

