
Mardi, James Moore, le ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles, et Rob Nicholson, le ministre de la Justice, ont lancé les commémorations du 200eanniversaire de la Guerre de 1812.
Cette guerre a permis au Canada de devenir un pays libre et indépendant, uni sous la Couronne et respectant la diversité linguistique et ethnique. En termes simples, la Guerre de 1812 a aidé à définir qui nous sommes aujourd'hui, de quel côté de la frontière nous vivons et quel drapeau nous honorons.
Dans des conditions difficiles, il a fallu réunir les efforts de Canadiens de toutes les ascendances pour contrer l’invasion américaine et défendre le Canada en temps de crise.
Mardi, le gouvernement conservateur de Stephen Harper a lancé les commémorations du 200e anniversaire de la Guerre de 1812 en :
- désignant octobre 2012 comme étant un mois de commémoration ;
- parrainant des centaines d’événements et de reproductions, partout au pays ;
- honorant les régiments canadiens actuels et les unités de milice de la Guerre de 1812 ;
- restaurant d’importants sites historiques liés à la guerre ;
- créant un monument permanent dans la région de la capitale nationale.
Le gouvernement Harper souligne cette possibilité sans précédent pour tous les Canadiens d’être fiers de notre histoire et des héros qui ont défendu notre pays en temps de crise.
source -> http://www.conservative.ca/
http://www.1812.gc.ca/
http://fr.wikipedia.org/ *
http://www.thecanadianencyclopedia.com/
http://www.radio-canada.ca/
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http://www.newswire.ca/
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Mise à jour: 14/10/2011 08:37
Votre opinion
Tournons la page sur Trudeau
Gilles Proulx

Faites-vous partie de ceux qui jugent que Stephen Harper déraille en revalorisant les racines britanniques du Canada anglais? Pourtant, notre premier ministre ne veut que rassurer sa base conservatrice, profondément attachée à son histoire. Il n'y a rien de mal à cela... tant et aussi long-temps que les racines françaises du Québec sont réaffirmées, elles aussi.
Depuis le coup de force de l'ancien premier ministre Trudeau en 1982, il y a eu l'échec de l'accord du lac Meech, le fiasco de Charlottetown et le référendum (volé) de 1995. Bref, le Québec est resté à la case zéro.
On s'était tellement habitué à la rectitude politique crasse des libéraux que les gestes de revalorisation nationale de Harper nous étonnent. Pourtant, voilà ce que le Québec doit faire: réaffirmer sa culture, assumer son histoire. Autrefois, le ministère québécois de l'Instruction publique nous instillait l'amour de la Nouvelle-France; il faut renouveler cet héritage, qui est le nôtre, ou périr.
SE DISTINGUER DES ÉTATS-UNIS
Harper revient à la Royal Canadian Air Force, au portrait de la reine d'Angleterre (qui éclipse malheureusement des tableaux du peintre Alfred Pellan), acquiesce à la prolifération de l'unifolié, entend célébrer la victoire de 1812 à Châteauguay et commémorer la bataille de Vimy en France par les troupes canadiennes. Il veut seulement renforcer son Canada face à l'envahissement culturel de son voisin du Sud.
Cela dit, M. Harper se souvient-il qu'il nous a reconnus en tant que nation? Cela me rappelle le fameux monologue d'Yvon Deschamps, qui expliquait que les Québécois moyens voulaient un Québec indépendant dans un Canada fort. Un nationaliste québécois comme moi ne rechignerait pas contre un Canada qui nous reconnaîtrait réellement en tant que nation française, de racines françaises et voué à un avenir français. L'unité d'un pareil Canada ne poserait pas de danger à la pérennité du Québec. Un portrait de la reine au Parlement ne me dérange pas si le Canada arrête de vouloir, avec Trudeau, parachever l'oeuvre de Lord Durham et faire des Québécois des Canadiens comme les autres.
ARRÊTER LE GRUGEAGE DU QUÉBEC
Y a-t-il deux grandes nations dans ce Canada, oui ou non ? Depuis l'Acte de Québec de 1774, qui nous a donné le droit civil, la langue et la religion, nous avons subi combien d'assauts juridiques de la part de l'autre nation victorieuse ? Et toujours, nous perdons.
Il faudra trouver le moyen d'arrêter ce «grugeage du Québec» qui semble inhérent au Canada... sans quoi le Québec devra plier bagage. Sans rouvrir une énième stérile conférence constitutionnelle, ne pourrait-on pas soustraire la cour d'appel du Québec aux jugements sans appel de la Cour suprême ? Cela réglerait bien des problèmes...
Avec un premier ministre comme Jean Charest et un ministère de l'Éducation idéologiquement cinglé comme le nôtre, qui nous détruit de l'intérieur, les Québécois sont déjà dans le pétrin par leur propre faute. Ils n'ont pas besoin en plus qu'Ottawa les bouscule...
Pour le bien des deux nations fondatrices de cette confédération, ne pourriez-vous pas tourner la page sur Trudeau et refermer la parenthèse du multiculturalisme ? Ainsi, vous feriez plaisir aux réformistes québécois en même temps qu'à votre base électorale naturelle dans le Canada anglais. Les Anglo-Montréalais déchireront-ils leur chemise ? Oui, mais ces gens-là ne voteront jamais pour vous de toute façon.
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voir aussi -> http://www.google.book.ca/
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Publié le 12 octobre 2011 à 08h32 | Mis à jour le 12 octobre 2011 à 08h32
Caricaturer 1812
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André Pratte
La Presse |
Le ministre du Patrimoine canadien, James Moore, a annoncé hier une série de projets visant à commémorer la guerre de 1812 entre les États-Unis et les territoires qui allaient devenir le Canada. Selon M. Moore, «les efforts héroïques de ceux qui se sont battus pour notre pays durant la guerre de 1812 ont façonné l'histoire du Canada tel que nous le connaissons aujourd'hui.»
En principe, on ne peut qu'applaudir toute initiative permettant d'améliorer la connaissance qu'ont les Canadiens de leur histoire. Un sondage mené en 2009 par Léger Marketing avait révélé que 4 Canadiens sur 10 (dont 6 Québécois sur 10) ne connaissaient pas suffisamment la guerre de 1812 pour dire qui, des États-Unis ou du Canada, l'avait emporté.
(L'ignorance des Québécois à ce sujet n'est pas étonnante. Autant nos historiens que la culture populaire ont donné beaucoup plus d'importance aux affrontements entre les Britanniques et les Canadiens (puis entre les Canadiens anglais et les Canadiens français) qu'aux événements où les deux groupes linguistiques ont collaboré, comme ce fut le cas lors de la guerre de 1812.)
Ce qui est inquiétant ici, c'est que le gouvernement Harper prenne la chose à coeur, comme il l'a fait dans le cas des symboles de la monarchie. On peut craindre que les conservateurs ne se servent d'une version caricaturale de l'histoire de la guerre de 1812 pour mousser, à leur profit, le nationalisme canadien.
Or, comme le soulignait la semaine dernière le chroniqueur Jeffrey Simpson, du Globe and Mail, cette guerre fut «un sale conflit, chaque pays étant profondément divisé et entraînant les autochtones avec eux de sorte qu'eux aussi s'entretuèrent».
Dans son communiqué, le ministère du Patrimoine canadien affirme: «Si la guerre de 1812 s'était terminée autrement, l'identité francophone du Québec n'existerait pas.» Exact... mais un peu court. Car après ce conflit, il y a eu les rébellions de 1837-1838, le rapport Durham, l'alliance Baldwin-LaFontaine, etc. Il a fallu bien d'autres luttes pour assurer la survie de l'identité francophone au Canada.
En somme, comme tout événement historique, la guerre de 1812 se prête mal à l'approche simpliste qu'affectionnent les conservateurs. Ce simplisme est confirmé par la liste des événements que compte commémorer le gouvernement, liste remise aux journalistes hier. On y trouve, pêle-mêle comme s'ils avaient tous la même importance, le centenaire de la bataille de la crête de Vimy, le 75e anniversaire de la bataille de Dieppe et... le centenaire de la Coupe Grey.
Heureusement, plusieurs des activités commémorant la guerre de 1812 seront préparées par les employés d'institutions nationales respectées (notamment le fort Chambly et le Musée canadien de la guerre). Ils devraient, comme c'est leur habitude, faire du beau travail. À moins que les politiciens ne s'en mêlent...
source -> http://www.cyberpresse.ca/source caricaturée -> http://www.si.la.presse.n'existait.pas.com
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Publié le 13 octobre 2011 à 05h30 | Mis à jour le 13 octobre 2011 à 05h30
La Guerre de 1812, un bienfait pour les francophones d'Amérique du Nord ?
De la fiction, s'indigne un historien

À l'approche du bicentenaire de la Guerre de 1812, le député de Nepean-Carleton, Pierre Poilievre, a affirmé hier que si le conflit s'était soldé par une victoire américaine, « l'identité francophone du Québec et du Canada n'existerait plus ». Un point de vue révisionniste, rétorque le professeur Pierre Anctil.
ÉTIENNE RANGER, LEDROIT
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Philippe Orfali
Le Droit |
Célébration d'un illustre passé militaire ou fiction historique ? Pour le professeur Pierre Anctil, cela ne fait pas de doute : le gouvernement conservateur tombe dans le piège du révisionnisme avec ses célébrations du bicentenaire de la Guerre de 1812, dévoilées en grande pompe hier.
Six ministres et députés conservateurs éparpillés aux quatre coins du pays ont dévoilé simultanément, hier, les grandes lignes des célébrations du bicentenaire de la Guerre de 1812. Au coût de 28 millions $, une multitude d'activités et de célébrations auront lieu tout au long de l'année prochaine pour commémorer ce conflit, « et rappeler le souvenir de Canadiens qui ont uni leurs efforts pour défendre le Canada, lui ainsi assurant un destin indépendant ».
Au Musée canadien de la guerre, à Ottawa, le député de Nepean-Carleton, Pierre Poilievre, a souligné que si la guerre s'était terminée autrement, « l'identité francophone du Québec et du Canada n'existerait plus ».
Cette affirmation en fait sursauter plus d'un, dont l'historien Pierre Anctil, ancien directeur de l'Institut d'études canadiennes de l'Université d'Ottawa.
« C'est un peu de la fiction, tout ça, lance l'expert. Chose certaine, le fait français ne doit pas sa survie à la bienveillance de l'Empire britannique. Et quand on parle de (la défense du Canada) il faut savoir que l'identité canadienne n'existait pas. Les troupes britanniques défendaient les territoires nord-américains de l'Empire (britannique). »
source -> http://www.cyberpresse.ca/
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Publié le 14 octobre 2011 à 05h30 |
1812 ? Parlons-en !
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Pierre Allard
Le Droit |
Le gouvernement Harper veut parler de la guerre de 1812 ? Eh bien, parlons-en. Rappelons quelques pertinents chapitres de ce conflit, sur lesquels les historiens du Parti conservateur n'insisteront certainement pas. D'abord, il s'agissait d'une guerre entre les États-Unis et la Grande-Bretagne. Ni la population canadienne-française ni la population américaine n'en voulaient.
Aux États-Unis, le Massachusetts et le Connecticut ont refusé de fournir leur quote-part de soldats et, dans toute la Nouvelle-Angleterre, fusaient des menaces de quitter la fédération américaine. Nos voisins du Sud étaient profondément divisés. Au Canada, et plus particulièrement au Bas-Canada (le Québec d'aujourd'hui), l'opposition à cette guerre était vive. Les Canadiens français n'étaient pas chauds à l'idée de prendre les armes pour le conquérant britannique. Sur une soixantaine de conscrits à La Prairie, la moitié seulement se sont présentés et les autres ont déserté le premier jour.
Quand les militaires britanniques ont arrêté des conscrits récalcitrants, des centaines de Canadiens français armés ont menacé de prendre d'assaut les prisons pour les libérer. Après un ultimatum des autorités britanniques, un campement de 1500 Canadiens français défiants était établi aux abords du Mont-Royal. Il a fallu des affrontements violents et des victimes, ainsi qu'une propagande intense pour finalement réussir à imposer la conscription aux francophones. Tout ça était connu des Américains et a probablement contribué à leur faire croire à une invasion facile du Québec.
Et puis il y a la célèbre bataille de Châteauguay, avec son héros authentique, le lieutenant-colonel Michel de Salaberry. Le gouvernement utilise aujourd'hui cette victoire sur les Américains - voire cette guerre tout entière - pour donner l'impression d'une certaine unité entre francophones, anglophones et Autochtones, une espèce de jalon vers la confédération de 1867. On pousse l'audace jusqu'à y voir une pierre d'assise de l'identité francophone du Québec contemporain.
Dans la bataille de Châteauguay, quelques centaines de miliciens, à plus de 90 % Canadiens français, ont mis en déroute une force américaine de plus de 7000 hommes. Une des défaites les plus humiliantes de l'histoire des États-Unis. Mais on ne rappellera pas trop souvent que Salaberry a dû recruter personnellement ses « Voltigeurs » canadiens, qu'il n'a reçu à peu près aucun soutien (on lui a même nui, à l'occasion) de l'état-major britannique, qu'on avait limité à 300 le nombre des miliciens faute de fonds, et que le gouverneur britannique a tenté par la suite de diminuer la gloire de Salaberry.
Alors quand on vient nous parler d'identité francophone et quand le ministre James Moore affirme que « les efforts héroïques de ceux qui se sont battus pour notre pays (sic) durant la guerre de 1812 ont façonné l'histoire du Canada tel que nous le connaissons aujourd'hui : un pays libre et indépendant, doté d'une monarchie constitutionnelle et de son propre système parlementaire », c'est de la bouillie pour les chats. L'oppression britannique est demeurée aussi forte et il a fallu une rébellion en 1837-38 pour mettre véritablement en branle un mouvement accéléré vers un gouvernement responsable.
Pour ce qui est de l'identité francophone du Québec et du Canada, personne ne conteste que les Américains, eussent-ils été vainqueurs, auraient tenté par la suite d'assimiler les francophones. Ce que l'on escamote, c'est qu'à peu près tout a été mis en oeuvre - par les Britanniques d'abord, puis par les gouvernements du Canada et des provinces à majorité anglaise - pour arriver au même résultat dans le siècle et demi qui a suivi la guerre de 1812. Rapport Durham, lois répressives, interdiction des écoles françaises et plus !
Alors qu'on arrête de nous casser les oreilles avec un faux discours patriotique fondé sur une interprétation pour le moins tendancieuse du passé. Qu'on souligne les grands événements historiques, y compris la guerre de 1812, soit. Mais pas en réécrivant les manuels d'histoire.
source -> http://www.cyberpresse.ca/
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Le Suroît et la Guerre de 1812
Le gouvernement Harper s'apprête à souligner en grande pompe le 200e anniversaire de la Guerre de 1812, ce conflit typiquement nord-américain au cours duquel le jeune peuple des États-Unis souhaitait s'accaparer des colonies britanniques situées au nord. Peu importe les motivations réelles et profondes des Conservateurs de commémorer avec faste le bicentenaire de cette victoire canadienne, il demeure que ce conflit a marqué de manière importante l'histoire de la région.
On n'a qu'à songer aux deux Lieux historiques nationaux de Coteau-du-Lac et d'Allen's Corner pour s'en rendre compte. Le site de Coteau-du-Lac, où se trouvait le premier canal à écluse du fleuve Saint-Laurent, avait justement été fortifié par les forces britanniques afin de contrer une éventuelle offensive des Américains via le fleuve. Le site d'Allen's Corner, à Howick, vient d'autre part rappeler les faits d'armes du colonel Charles-Michel de Salaberry et des milices des Voltigeurs, qui avaient réussi à repousser les troupes américaines sur cette portion de la rivière Châteauguay, lors de l'historique Bataille de la Châteauguay.
Ce même colonel donne maintenant son nom à plusieurs lieux, organismes ou commerces de la région, à commencer par la Ville de Salaberry-de-Valleyfield. D'ailleurs, le site de la Pointe-aux-Anglais, en bordure de la baie Saint-François a aussi un lieu stratégique relié à ce conflit, puisqu'une redoute y avait été érigée à l'automne 1813, selon les recherches menées par l'historien Roland Viau. Les 200 miliciens installés à cet endroit, de même que sur la pointe McPherson (le parc Sauvé), veillaient aussi à contrer toute nouvelle offensive des Américains.
Les activités entourant la commémoration de ce conflit toucheront sans aucun doute ces lieux stratégiques, du moins ceux de Coteau-du-Lac et d'Allen's Corner, reconnus officiellement. Le reconnaissance du rôle historique de la Pointe-aux-Anglais serait également toute indiquée.
source-> http://monteregieweb.com/
| LeDevoir [À LA UNE] Guerre de 1812 - Un illustrateur refuse de cautionner les distorsions historiques des conservateurs http://t.co/POmWmHsb 12-06-15 08:06 |





